L'accès aux forums est public,
pour y écrire : il faut être enregistré comme membre (100% gratuit, 1 minute) afin de nous préserver des spams et autres messages indésirables
ou connectez-vous si vous êtes déjà membre

Aimé Compte rendu : Les Corbières : les chateaux oubliés : rando itinerante et en autonomie du 08 au 11 mai 2013

  • titouille05
  • Portrait de titouille05
  • Visiteur
  • Visiteur
il y a 6 ans 9 mois #52149 par titouille05
c'est bon c'est lut. ben dis donc ils vous en arrivent toujours des choses à vous. lol ça pimente les sorties. En tout cas les premières journées sont pleines de rebondissement. Vivement la suite :)

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 6 ans 9 mois #52159 par jeanmichel_et_sandrine
Je suis vraiment déçu de ne pas pu etre parmis vous!!!
En tout cas, bien content que ça encore était un plaisir de randonner ensemble :p
A très bientôt j'espère pour d'autres randos!

Jean-Michel

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 6 ans 9 mois #52168 par jclaude24
Au loin un coucou chante......nuit on ne peu plus calme,pas de zozio, pas de pluie, pas de vent, j'ai très bien dormi.....7h et des broutilles Pascal dégonfle son matelas c'est mon signal,"debout braves gens"surtout qu'aujourd'hui il est prévu d'arriver de bonne heure à la fin de notre périple, j'avoue que j'ai un peu forcé la main, en effet pour des raisons personnelles je voudrai être "à la maison"tard dans la nuit ou très tôt le dimanche matin. Véro déjà levée prépare son pti dég, elle avait prévenu hier soir:"vous me donnez une heure de départ et je m'organise" :) .Nous sommes tous les trois en forme,bien dormi, tout baigne, au loin un coucou chante......Pascal lâche "tiens le coucou, nous on a le coucou ronfleur!!!! ":cheer: moi "ah bon???"Véro et lui éclatent de rire et là je comprend que mon surnom de randonneur c'est "coucou ronfleur" :ohmy: :ohmy: bon ben je ronfle ...il faut faire avec, je m'embrouille dans des explications du style :c'est que quand je suis bourré ou très fatigué :blush: :blush: que je ronfle....mais je vois bien à leur mines réjouies et leurs sourires goguenards que je ne convainc personne!!!!Véro me lâche même" tu n'as pas vu qu'au bivouac je m'éloigne de plus en plus de toi!!! :cheer: :cheer: "....moi qui croyais que nous nous étions rapprochés pendant ces 3js :unsure: :unsure: !!!.après cette franche rigolade on plie, 8h nous sommes déjà au pied de Montgaillard ,cette dernière étape est la plus courte sans difficulté majeure....un petit quart d'heure dans les vignes et Pascal s'aperçoit qu'on est plus sur le bon chemin..... il va falloir "barasser" dans le langage de Véro, ce qui signifie :"couper à travers",retrouver son chemin",en clair se dém..der à travers friches buissons ect.... en 15mn Pascal GPS toujours à la hauteur :) :) ouvre la voie et nous repositionne sur le bon itinéraire. Nous voila sur une route au milieu des vignes tirées au cordeau,on travers un joli petit village tout mignon :) Pascal trouve un sphinx magnifique (papillon de nuit) sur un mur séance photos..direction une cascade non loin de là, manque de bol tout y est... les rochers,l'eau, mais pas de cascade.... l'eau descend doucement le long des rochers ,"y zon du fermer le robinet!!!".En milieu de matinée on traverse Maison charmant village,pour quitter la route et prendre une des pistes inéo qui servent à la maintenance des pylônes de la THT qui alimentent l'Espagne en électricité.C'est très confortable, Véro avec les sandales est performante!!! on croirait Marie Jo Perec à sa grande époque!!!! elle survole la piste :woohoo: :woohoo: ; midi passé on reprend le GR, Véro tellement en forme qu'elle souhaite pousser jusqu'au croisement du GR avec sa variante "sentier chevaux", allez zou une petite 1/2h plus tard à l'abri du vent toujours présent le coquin....les fesses dans l'herbe, on fini les rations...exit le saucisson (Véro y avait pris gout)fini le fromage,adieu compote "sans sucre ajouté"le tout avec du pain frais ...de 4js!!!mais c'est bon!! on prend le temps, on profite du soleil dès que le vent se calme. Tranquillou on redémarre à 14h vers Villerouge en traversant un magnifique sous bois de chênes verts pour reprendre une piste qui ne fera que descendre pour nous mener au parking vers 17hs. Voila la rando c'est fini :dry: :dry: ... je propose de se" lingettetiser"dans le fourgon (chacun son tour bien entendu :) ) et de prendre un pot ensemble. Donc dernier ptit canon tous les trois et vers 18hs après s'être promis de recommencer en d'autres endroits en d'autres lieux de "nouvelles aventures"j'abandonne Véro et Pascal qui eux vont visiter le village de Lagrasse et son abbaye, pour regagner "silex vallée"...ma Dordogne bien aimée.
Les utilisateur(s) suivant ont remercié: alan1131 -Pascal-

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 6 ans 9 mois #52185 par alan1131 -Pascal-
Superbe CR Jean Claude. Merci pour ce bon moment de rigolade :laugh:
Allez... Finalement c'était bien trop court... la rando et le CR... :(
Allez, j’édite ma deuxième journée... :whistle:

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 6 ans 9 mois - il y a 6 ans 9 mois #52186 par alan1131 -Pascal-
Etape 2 : Auriac … Le Verdouble : Jeudi 9 mai 2013 ( Jeudi de l’Ascension)

Dans la nuit la pluie s’est calmée, puis a cessée. Je me suis levé dans la nuit noire et le ciel semblait s’être dégagé. Curieusement j’ai bien dormi. J’avais glissé mon sac à dos et des affaires sous le matelas pour compenser le dévers, et oui, j’ai bien dormi. Le soleil n’est pas encore levé qu’un concert de chant d’oiseaux commence, que dis-je un concert… une symphonie oui !… Il faut croire que tous les oiseaux se sont donnés rendez vous ce matin dans cet endroit pour chanter.
Incroyable, jamais je n’ai entendu un tel récital, il faut croire que la région est particulièrement sauvage et préservée…et c’est le cas.
Je commence à plier, la condensation couvre le coté intérieur de la toile, je fais attention de ne pas mouiller la chambre et commence à ranger avant de sortir.



Le jour s’est levé, et les oiseaux se sont calmés. Les nuages sont moins denses et une éclaircie se profile déjà. C'est-à-dire qu’ils ont annoncé de la pluie pour la journée, et j’espère bien qu’elle aura été anticipée à la veille, ce qui voudrait dire qu’on risque d’avoir beau temps pour la journée. Déjà un rayon de soleil apparaît alors qu’on déjeune…
Nous plions…enfin chacun son rythme le matin et j’ai le temps d’éponger l’intérieur de ma tente, ce qui m’évitera de plier mouillé. Je range mes cartes…Véro se fait chauffer un ultime café…ça y est on est prêts ? … 9h départ !



Nous descendons le vallon de la grave et atteignons les bois du Sarrenc, avant d’arriver sur le D212. Nous prenons à droite en direction de la chapelle de la Grave et nous nous y arrêtons pour faire le plein de nos gourdes et quelques photos, puis demi-tour.

Peu après le pont sur le ruisseau de Laurio, nous quittons la route pour monter en direct la colline sur laquelle se trouve Auriac.
Ça calme ! Même si la montée n’est pas trop dure, comme ça dès le départ…M’enfin. Nous arrivons et déjà, les pans de murs des vestiges du château s’imposent à nous.



Nous nous approchons du village, enfin, des quelques maisons qui entourent une église, mais le château est clôturé et interdit à la visite. Quelques photos plus tard, nous prenons la route et nous dirigeons plein sud vers le vallon de la Redoulade. Avec Véro, on va bien tenter de quitter le goudron au profit d’un sentier, mais celui-ci est impraticable, et nous revenons sur le goudron. Jean Claude a pris un peu d’avance du coup, puisqu’il ne tenait pas à faire du hors piste, et muni de la carte de Véro, on s’attend à le retrouver au bout du vallon, sur le pont, mais point de Jean Claude, ni sur, ni sous le pont. « Jean Claude ! » Véro qui sait siffler (je sais faire beaucoup de choses, mais je sais pas siffler avec mes doigts lol !!!) siffle un bon coup…rien , plus de Jean Claude.
On se dit qu’il finira par s’arrêter au col de Redoulade, s’il n’a pas vu le pont…et nous continuons pour le trouver sur le parapet suivant… Allez petite pause…



Nous repartons et arrivons au col et bifurquons sur le Sentier Cathare dans les bois de l’Orme mort. Les ancolies, le thym, la valériane et l’euphorbe bordent le chemin.



Plus loin les orchis vont émailler de leur épis pourpre ou mauves l’herbe verte des près. La piste forestière monte régulièrement et on atteint les 800m, ça c’est fait ! Reste à descendre…



Nous arrivons au croisement de l’Orme mort et retrouvons le GR36. Il est midi, et nous avons parcourus 12 bornes. Nous continuons encore un peu et marchons jusqu'à proximité de la métairie de Cedeillan au Km 14 : pause déjeuné. Véro en profite pour sécher sa tente au soleil. Les nuages bien qu’encore présents font une plus grande place au soleil et nous prenons une longue pause.

Redépart ! Nous atteignons les bâtiments de Cedeillan et pour bien couper les jambes, petite montée au col du même nom. Oh, c’est pas bien haut, mais juste après la pause, ça casse bien surtout qu’il fait chaud mine de rien. Y a qu’a suivre le GR. Au loin on voit se profiler Peyrepertuse qui se détache sur son arrête rocheuse, puis nous attaquons la descente sur Rouffiac des Corbières, une sale descente, mal empierrée, défoncée par les pluies, mi ornières mi pierres instables. Oui, une sale descente. Nous atteignons enfin les premières vignes autour de Rouffiac, il y avait longtemps, depuis Talairan en fait…





Nous traversons le Verdouble ( et pas le Verre Double! :laugh: ) , et faisons une courte pause téléphonique avant de continuer. Nous traversons le village et suivons un moment le GR36, mais nous le quittons une fois arrivé sur la D14. Un bon kilomètre sur le goudron, puis nous coupons à travers d’ancienne vignes pour atteindre le Domaine du Gres et approcher du Verdouble. Nous suivons tout d’abord le chemin alors que les collines de chaque coté se resserrent de plus en plus sur la rivière. A un moment donné, le chemin traverse la rivière par un gué bétonné. Nous nous déchaussons, Véro et moi passons des sandales et nous passons le gué. Ça fait du bien aux petits petons.



Sur la carte, le chemin doit finir par se réduire en un sentier qui longe la rivière. Sur la carte, il disparaît en arrivant sur la cascade.


(les deux photos ne sont pas de nous hélas !!!)

Les cascades du Verdouble, c’est l’ « Agua Azul » des Corbières, le Verdouble passe de bassins en bassins sur un bon kilomètre jusqu'à trouver une vallée plus calme. L’été c’est très couru, il y a même foule sur et dans le Verdouble, alors je me fais pas trop de soucis pour passer.



Mais voilà…le sentier s’arrête net dans les broussailles. :S Allez, couru comme c’est couru, il doit bien y avoir une sente, une piste à pêcheur…Peut-être de l’autre coté ? Allez, je traverse, j’ai encore mes sandales aux pieds, je ne quitte même pas le sac. Je passe de rocher en rocher, j’approche de l’autre rive, je regarde, mais rien. Les broussailles sont denses, rien qui ressemble à un passage…Pas le temps de m’approcher plus, mon pied droit soudain se dérobe et glisse sur la roche et plouf, à la baille !
:silly:
Je ne sais pas comment j’ai fais…un redressement de situation… je me relève et regagne la rive. Ça va ! J’ai évité le pire, je n’ai que la jambe droite de mouillé jusqu'à la ceinture, le sac à échappé à l’eau, comme mon appareil photo…ouf. :whistle:
Blessé dans mon for intérieur, je persiste à chercher un passage, peut-être un peu plus loin ? Je risque à nouveau de tomber à l’eau. Plus loin, j’ai enfin une bonne vue sur la suite : les gorges se resserrent, l’eau est profonde, il n’y pas de passage sur les côtés : fin de l’étape !

Véro, entre-temps, a potassé la carte et déniché un sentier. Juste après le gué, il monte droit dans la pente de la colline, le bois de l’Anayrac. Mais dans les chênes verts, les épines noires et les bruyères arborescente, il y a peu de chance de le trouver. Pourtant un bout de rubalise Rouge et blanc attaché à une branche indique son départ.

Là on est en plein dedans

Après les poissons, on joue les sangliers…Cent mètre de dénivelé dans cette occasion… Ouf, le balisage est efficace et on rejoint une large piste coupe feu, de quoi nous permettre de retrouver notre souffle. Trois kilomètres de piste encore pour atteindre une descente possible.



On se rapproche du vallon du Verdouble, là ou il est calme après les cascades qu’on ne verra finalement pas. On s’installe dans le passage herbeux d’une grande vigne. Chacun installe sa tente, il est dix neuf heure… la journée à été longue. J’ai déjà fait des repérages et trouvé une berge accessible sur le Verdouble. Je prends des affaires propres et de toilettes et file me laver : « je prends la salle de bain le premier ». Mes amis iront aussi, sans trouver le chauffage, ni l’eau chaude …



Le soleil, alors qu’il côtoie Peyrepertuse va nous accompagner longtemps ce soir là. J’ai mis mes affaires à sécher sur les ceps de Vigne. On va enfin diner tranquillement tous les trois ensemble. Mais la fraicheur tombe avec la nuit qui s’installe. On ne va pas faire de vieux os dehors, et chacun de nous regagne sa tente… Bonne nuit mes amis…
Dernière édition: il y a 6 ans 9 mois par alan1131 -Pascal-.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 6 ans 9 mois #52190 par pascaldallo
salut..
merci pour ce beau CR et ces belles photos....

et oui ,le printemps c'est la saison des amours pour les piafs...
mais quel beau reveil.....y a que la nuit ,je reconnais :angry:

j attends la suite.....

@+ pascal

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 6 ans 9 mois #52196 par jclaude24
Pour clore ce CR, un ptit bilan:
_ l'équipe, c'est la même qu'au Larzac sans Jean mimi :) dommage :( :( ,elle était soudée, aucun différent,très très bonne ambiance :laugh: :laugh: .
_ la météo, ben on prend ce qui viens!!!ça pas été trop mauvais quand même :lol: , les prévisions.....c'était prévisible!!! rien est sur, ça reste des prévisions ;) ;) elles ont été relativement proches de la réalité.
_l'itinéraire là Pascal nous a gâtés :) le thème : "les châteaux oubliés"était super moi qui aime les vieilles pierres j'ai été servi!!! :) :) .Des panoramas magnifiques ,des villages tout mignons, et on a quand même fait 80p100 de piste, chemin et sentier donc relativement peu de route.pour la longueur des étapes 25km par jour quand il y a du dénivelé c'est la limite :unsure: j'aurais eu des difficultés à passer les 27km.
_ le matos, avec la T2j'ai gagner du poids c'est une bonne tente, mon nouveau sac à dos forclaz 40 air (D4) est très bien, j'ai pas eu de souci avec les fringues et les chaussures :) , la nourriture j'ai bien calculé/géré les rations pour les 4 jours, mais attention ça pèse, au delà de 4/5 js je pense qu'i faut prévoir à ravitailler en route si on ne veux pas être trop trop :woohoo: :woohoo: lourd,pour l'eau 2 litres ça peu être juste si la journée est ensoleillée, mais là aussi le poids!!!
Pour finir un grand merci à Véro pour sa fraicheur sa gaité même pendant les moments ou ses pieds lui en on fait voir de toutes les couleurs :evil: :evil: . Merci à Pascal pour son organisation et son sens inné de l'orientation tu mérite vraiment ton surnom de Pascal GPS :) :) (signé "coucou ronfleur ;) ;) ).En souhaitant repartir un jour avec vous pour d'autres aventures B) B) MERCI MES DEUX AMIS :P :P .

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

  • titouille05
  • Portrait de titouille05
  • Visiteur
  • Visiteur
il y a 6 ans 9 mois #52212 par titouille05
vous vous êtes éclatés :) :) et de beaux chateau en prime :) super :)

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 6 ans 8 mois - il y a 6 ans 8 mois #52246 par alan1131 -Pascal-
Etape 3 : Le Verdouble…Montgaillard : Vendredi 10 mai 2013

Dans la nuit j’entends la pluie tomber sur la tente… et j’ai laissé mon short étendu dehors… J’ouvre la tente, le rentre et retourne me coucher. Quelques gouttes tombent…puis le vent se lève, une grosse bourrasque, violente qui va crescendo…c’est parti ! La tramontane, (dixit celui qui vient de part les monts) ou le Cers comme on l’appelle par ici… Bref, The (Ze) Vent ! C’est pas un vent de fainéant…ça déménage. Il chasse déjà le nuage de pluie qui s’était installé sur nos tentes.

La Lizard vibre, siffle, chante, gonfle se dégonfle…C’est qu’en plus en plein milieu de la vigne, on prend le vent de plein travers avec Jean Claude. Véro s’est mise dans le sens du vent ( la pro !)… la chambre me tombe sur les pieds, parfois sur le visage, le vent se glisse même sous ma couette. S’il faut positiver, au moins on n’aura pas de condensation ce matin. En plus hier soir, j’ai planté à la va-vite. Le sol est truffé de galets, et j’ai pas trop insisté pour enfoncer les sardines, c'est-à-dire qu’elles sont légères aussi.
Tant bien que mal, je tente de retrouver le sommeil, mais ça va devenir compliqué. Dés que le jour commence à pointer son nez, je commence à ranger. Pas question de mettre quelque chose dehors…

Je plie le matelas et le dégonfle : PFFF : le signal qu’attend Jean Claude pour se lever à son tour. Les sardines ont tournées et la tente s’est décrochée sur ses côtes. Allez. Je plie la tente entre deux bourrasques. Le vent à poussé un buisson sur la toile, sans l’abimer, comme quoi on n’est jamais assez précautionneux, même les pros !



Je mets de l’eau à chauffer en utilisant mon porte cartes comme paravent. Allez petit-déjeuner !. Véro se lève aussi. Mais ce matin, on ne va pas trainer. Jean Claude a plié tant bien que mal aussi. Il quiche son sac à dos, Il est de plus en plus compact… J’aide Véro à plier sa tente. Le vent est un peu moins fort sur le matin…



On est prêts : départ. 8h 30. Direction le domaine du Devès. Nous arrivons devant les bâtiments d’exploitation, saluons l’équipe de viticulteurs et continuons le chemin en direction de la route.
On avait envisagé un moment de faire le tour, afin de voir les cascades et de revenir sur Cucugnan, mais le détour par Duilhac est conséquent et va trop rallonger notre étape. C’est que le chemin qui nous attend ne va pas nous ménager… Une fois traversé le Verdouble, c’est la montée. Le sentier est propre…mais raide. On a le nez qui touche le caillou : près de 20% sans lacets, une bonne entrée en matière à peine à deux kilomètres du départ.



Nous voilà au sommet : le Pas d’en Gayraud, une belle vue sur Cucugnan et Queribus. Nous nous engageons dans la descente vers le village que nous atteignons rapidement. Dans la rue principale qui s’anime, nous faisons le plein de nos gourdes et nous repartons. Je connais la montée de Queribus pour l’avoir déjà descendue, et je sais qu’on va se retrouver une nouvelle fois les nez dans les cailloux. Je propose qu’on passe par le PR, deux fois plus long, mais moins incliné : Vendu.



La première moitié est encore facile et agréable. On se fait doubler des VTTistes dont la moitié monte à pieds. Dans la deuxième moitié nous monterons presque tous ensembles sauf un couple très affuté que rien ne ralenti et qui sera devant. Nous arrivons à La Sagette à 600m de hauteur, l’intersection entre le sentier cathare et le PR qui part d’un coté vers le château de Queribus, de l’autre redescend vers Padern.



Le vent est de la partie, et il n’est pas chaud, mais il fait beau, les nages défilent mais le soleil est présent. Jean Claude continue et va se mettre un peu à l’abri, J’attends Véro qui tarde à arriver. Elle arrive enfin et m’avoue qu’elle ne peut plus avancer. Chaque pas est une douleur, ses pieds ne la portent plus, elle tombe et trébuche souvent et souffre le martyre. Elle n’avancera pas vers Queribus qu’elle connait déjà et veut avancer vers Padern.



Je constate qu’elle aurait pu rallier Padern depuis notre bivouac et le domaine de Déves. Ça aurait été plus simple et beaucoup plus court. Maintenant, pas d’autre moyen que de descendre par le sentier sur Padern. Nous retrouvons Jean Claude et faisons le point. Véro anticipe son retour sur Padern, tandis que Jean Claude et moi approchons du guichet du château et faisons quelques photos. Nous repartons aussitôt et rattrapons Véro. C’est qu’il ya foule sur le sentier cathare. Outre nos VTTistes, il y a du randonneur en solo ou en groupe organisé…C’est pas aujourd’hui qu’on verra le goupil, ni qu’on surprendra le sanglier…

Apres une pause aux vestiges du Prieuré de Molhet, nous nous arrêtons pour déjeuner juste en contrebas sur un coin herbeux et assez abrité du vent. Véro est en panique. Elle veut rejoindre Montgaillard par n’importe quel moyen sauf à pieds. Mais la pause au soleil va quand même lui redonner le moral. Nous repartons.



Par erreur, je manque le sentier cathare et nous nous retrouvons sur le D14. Ce n’est pas si grave, au contraire, cela permettra de rejoindre le plus vite la D123 le long du Torgan. Nous prenons un chemin qui nous rapproche du Verdouble (encore lui ! ) et arrivons au pont. Nous retrouvons nos VTTistes qui nous demandent où on a planqué les vélos et nous faisons le plein d’eau devant la cave coopérative.



Véro veut tenter de marcher avec mes sandales. Elle se déchausse, passe et resserre mes sandales et nous repartons. Curieusement, dès les premiers pas, elle revit. Ça va beaucoup mieux déjà. Il vaut mieux car la route est fermée à la circulation pour cause d’éboulis de falaise. C’est clair, seuls les piétons peuvent passer, la montagne s’est effondrée sur la route…et nous ne risquons pas de trouver un véhicule. Véro va bien être obligée de marcher. J’avais prévu à l’origine de passer par la serre (colline), mais finalement, nous restons sur la route tous ensemble et regardons le Torgan et les poissons. Dans les gorges, le vent va se renforcer et et souffler avec violence.



Six bons kilomètres plus loin, nous faisons une pause à la jonction du ruisseau des Anglades. J’avais prévu qu’on s’installe à sa proximité pour profiter de son eau, mais hélas, il est « sec comme une trique ». Véro et moi en profitons pour faire un rafraichissement forcé des pieds dans le Torgan. Jean Claude appuyé contre un cerisier fait une courte sieste.
Nous repartons. Nos prenons la belle piste qui suit le ruisseau des Anglades. Nous retrouvons les vallons sérrés est escarpés des corbières sauvages. L’endroit est connu pour ses mines et nous tentons d’en approcher une. A proximité nous découvrons des éclats de pierres aux veines bleutées : Barytine imprégnée d’azurite (formes bleutée) ou de malachite (formes vertes) (de la famille des cuivres).



Nous repartons et regardons les opportunités pour nous installer, mais l’endroit est très sauvage et en dehors de la piste, pas moyen de nous installer. Nous continuons un peu et remontons de l’autre coté du ruisseau. Juste en haut, un beau pré entouré de haies de buis va nous permettre de nous installer.



Malgré le vent qui souffle fort, un gros nuage ne semble pas décidé à se disperser. Il va rester longuement sur nos têtes, nous menaçant d’une ondée. Pourtant, nous sommes bien installés, la haie nous protège du vent qui semble souffler moins fort en cette fin de journée. Juste en face se trouve Montgaillard et nous nous préparons à diner tous les trois ensemble. Apres le diner, tisane de thym pour Véro et moi. Véro en fera une belle récolte ensuite.



Ce soir encore la fraicheur va nous inciter à regagner nos tentes assez rapidement. Les tentes sont bien arrimées pour cette nuit et on va pouvoir dormir sur nos deux oreilles.
Allez, bonne nuit mes amis…
Dernière édition: il y a 6 ans 8 mois par alan1131 -Pascal-.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
il y a 6 ans 8 mois #52247 par jeanmichel_et_sandrine
j'ai l'impression que vous avez quand même fait une randonnée plus sympa que le larzac :)
et j'ai repéré une petite gourde sur la lanière du sac de véro! heureusement que pascal était là pour nous soufler cette ingénieuse idée à la rando précédente :)

bon, la prochaine, vraiment, j'essaie de venir, parce que là, je regrette de pas avoir pu venir :(

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Modérateurs: Fabien78
Temps de génération de la page : 1.256 secondes