Le Blog de Oliviergrenoble

Pour l'instant je vous propose 3 blogs :
- Un trek de 8 jours en Turquie sur la voie Lycienne ( donc en bord de mer)
- Les possibilités de traversées du Vercors (page en cours de construction)
- La présentation du Haut Buëch et de ses possibilités de ballades ...
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BAUGES & CHARTREUSE : Traversées intégrales en randonnées

 BAUGES & CHARTREUSE

Avec le Vercors et les Bornes- Aravis, les Bauges et la Chartreuse forment l’essentiel des Préalpes du Nord. Elles s’opposent aux Préalpes du Sud, plus sèches et tout autant tourmentées, voir plus, avec leurs reliefs globalement en chainons est-ouest. Ayant consacré un blog spécialement au Vercors (mon massif de prédilection) je regrouperai ici mes traversées des autres Préalpes du Nord (et créerai en temps utile un blog sur les Préalpes du Sud …).

Quelque mots de présentation sur ces Préalpes. Le Vercors est un plateau ondulé entouré de murailles +/- pénétrables. Les Bauges et la Chartreuse sont formées de vallées surmontées de monts rocheux avec des ressemblances certaines entre elles, mais avec chacune leur caractère propre : les Bauges, une fois les cols ou défilés d’accès franchis, offrent un paysage campagnard assez ouvert, alors que la Chartreuse est plutôt formée d’un assemblage de vallées étroites juxtaposées. Leur point commun : des sommets rocheux calcaires d’altitudes modérées ( +/- 2000 ), mais nettement montagnards : la marque des Préalpes … 

PLAN DU BLOG :

Étant grenoblois je fréquente régulièrement la Chartreuse et donc je ressens moins la nécessité d’en faire la traversée (prévue néanmoins). J’ai donc commencé par les Bauges pour aller découvrir ce massif « exotique » pour un grenoblois (malgré mon âge vénérable, 62 ans, je le connais à peine !). En conséquence le Blog commence par une traversée des Bauges (en l’occurrence de Chambéry à Duingt sur le lac d’Annecy) en attendant au moins une autre, voire deux (Albertville –> Annecy +/- Saint Pierre d’Albigny –> Aix les Bains). Plus tard viendra une (ou deux) traversé(es) de la Chartreuse …

A) LES BAUGES

1°) TRAVERSÉE SUD – NORD : de CHAMBÉRY AU LAC D’ANNECY ( DUINGT)

Présentation de cette traversée : elle a été programmée mi-décembre, donc l’itinéraire passait à moyenne altitude pour éviter d’être bloqués par la neige, déjà présente dans les cols les plus raides. En conséquence elle fut plutôt forestière et campagnarde, avec deux courtes incursions dans des alpages, mais de basse altitude (1300 à 1450 m). Néanmoins les paysages traversés sont intéressants, d’autant plus que « sur les hauts » quelques centimètres de neige donnaient une touche montagnarde …

J1 : CHAMBÉRY -> La COMBE des DÉSERTS : 3H45 / 900m de montée / 300m de descente

Attention des lieux-dits du genre « la/les Combe(s) » sont nombreuses dans les Bauges ! 

Courte journée faite seul (le rendez-vous général était à l’hôtel de la Combe). Courte, mais avec un suspens : le col à franchir est annoncé comme très raide entre des rochers : il y aura-t-il trop de neige pour le passer sans risque ? Bon il n’est pas très haut (1150m) et plein sud : donc, vu mes repérages visuels faits depuis Grenoble sur les massif allentours, cela devrait être bon … Arrivée en train à Chambéry vers 10H30 je me rends « aux éléphants » à la fois lieu symbole de la ville et point de départ de nombreux bus proche de la gare :

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De là je me fais transporter à l’arrêt « Monet » à Bassens : je ne suis pas un fanatique de la rando dans les banlieues ! Suivant les indications claires données par l’office du tourisme par téléphone, je prends la route de Pragondan – Verel et trouve vite le marquage du GR ( route de … comme indiqué dans le topo) : je n’ai plus qu’à tourner à droite et suivre les marques assez denses pour arriver au départ du sentier. Il grimpe de suite dru dans les buis et offre des vues sur la ville avec le nord de la Chartreuse, essentiellement le Granier, qui la domine et le Belledonne, nord aussi, dans le fond (qui me change du Belledonne sud qui domine Grenoble !).

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La Chartreuse

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Le Granier

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Le Belledonne

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Après une montée sous des chênes et entre des buis (on est dans un adret plein sud !), je débouche sur un replat herbeux où se niche un hameau : de là je vois la croix du Nivolet (sommet culte des chambériens avec le Granier). Cela me permet de repérer l’altitude de la neige dans les près et aussi la falaise dans laquelle se faufile le GR : ça m’a l’air bien raide ! Espérons qu’il n’y aura pas trop de neige sur le sentier ...

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Le GR passe entre ces barres rocheuses ...

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Après le hameau on grimpe raide dans les champs, puis ça se calme sur un large chemin sous les hêtres. J’arrive à un banc bien placé pour une halte (avec toujours en face la Chartreuse et le Belledonne). J’y fais une pause en compagnie d’un randonneur bavard qui revient du col : il m’informe que je devrais passer sans problème : ouf ! Je reprends ma route, passe sous une zone d’éboulement dangereux, où un grand panneau m’invite à ne pas m’attarder, et j’arrive vite à la jolie petite cascade de la Doria, surement très rafraichissante en été

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Je ne m’y attarde pas trop, je veux vite savoir si je peux passer le col ou si je devrais faire demi-tour et monter en stop ! Juste après la cascade ça devient franchement raide en forêt et rapidement on grimpe entre des rochers en sous-bois : ça passe bien en montée, mais c’est assez glissant quand je dois revenir sur mes pas chercher mon bonnet perdu … (vu la météo je risque d’en avoir bien besoin !). Finalement je trouve un peu de neige qu’une fois le passage raide passé et j’apprécie ce petit air d’hiver !

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Au col : pas de vue (mais c'était prévu, d'où ma halte au banc). J’hésite un peu sur l’itinéraire : en fait il faut monter encore un moment (à droite puis à gauche) et ensuite on descend un peu pour déboucher dans des près enneigés du plus bel effet avec une petite grangette au toit blanchi.

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Étant maintenant dans les près, je découvre l’intérieur du massif dans lequel j’ai pénétré d'un coup : une campagne aimable surplombée de fières falaises calcaires, parsemée de granges aux larges toits débordants typiquement bojus ( boju = des Bauges). Il y a pas mal de neige sur les sommets : on a bien fait de choisir l'itinéraire par en bas …

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J’arrive facilement aux Charmettes, où je quitte la neige, et là, perplexe, je cherche la suite du GR. Un charmant jeune homme (qui n’hésite pas à sortir en chaussettes de chez lui !) m’indique le départ (qui est sous un poteau, caché par le talus de la route). Je n’ai plus qu’à descendre un joli chemin campagnard sous des frênes pour arriver à l’église d’où je domine l’hôtel qui me tend les bras.

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L’étape n’a pas été longue, mais quand même bien raide, et fraîche sur la fin, aussi j’apprécie la douche bien chaude et m’offre un vin chaud ! Je n’ai plus qu’à attendre, en lisant au chaud sous une couverture, mon compagnon de route pour la suite. Il vient en devant passer un col nettement plus enneigé que le mien : je me demande si il va pouvoir passer. Finalement il arrivera juste à temps pour le repas, en pleine nuit qui tombe, il est vrai, dès 17H15 en cette saison !

=> Au total : une jolie étape, pas trop longue, qui est une bonne manière de faire connaissance avec le massif …

J2 : La COMBE des DÉSERTS -> BELLECOMBE EN BAUGES (encore une combe !) Par le col de Plaimpalais, la Creusate, le col de la Cochette et Arith : 9H30 / 850m de montée / 950m de descente / 25,5 km

Grande journée, car l’itinéraire est long et, aussi, car nous avons marché lentement en discutant pas mal, sans compter que pour l’une d’entre nous c’était une première en itinérance sur longue distance, et qu’une autre avait mal à l’estomac … Ceci-dit, malgré sa longueur (et la fin sur le goudron de nuit), l’étape est belle est variée : paysages campagnards et forestiers sur de beaux chemins, pâturages dégagés par endroit, belles vieilles maisons, granges  et grangettes (typique du coin), vues lointaines : Belledonne dans le fond, Jura dans le nord et un bout de Mont Blanc au sommet encapuchonné de nuages. On part ni tôt ni tard, mais avec déjà une demi-heure de retard sur mes prévisions (8H30), car il nous a fallu le temps de faire connaissance avec les deux nouvelles marcheuses qui nous ont rejoints pour le petit déjeuner et leur expliquer l’itinéraire et ses contraintes : elles s’attendaient à un truc « plus cool », mais sont partantes, alors on y va ….

On s’élève rapidement au-dessus du village avec des vues sur un paysage campagnard typiquement boju, et on croisera en route plusieurs vieilles granges aux larges toits typiquement largement débordants, et auxquels la rouille donne un caractère encore plus vénérable …

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Arrivés au col de Plaimpalais, par une large piste de tracteur passablement boueuse, on repart sur un bon vieux chemin sec sous les hêtres, presque horizontal au début puis, après la Magne, ça grimpe raide. On n’avance pas vite, mais bon ça sera la seule vraie grimpette de la journée. On débouche dans la neige où on trouve un bosquet d’épicéa en habit de Noël du plus bel effet.

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On débouche sur des pistes de fond légèrement enneigées : c’est moins sauvage, mais nettement moins raide, alors personne ne s’en plaint ! On arrive au bout d’un bon moment dans la prairie des Creusates et le paysage s’ouvre : on en profite pour squatter un banc devant une grangette pour le pique-nique. Les grangettes servaient à stocker le foin en été et en automne, puis il était descendu en traineau en hiver au village où hivernaient les vaches. 

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Juste derrière, la prairie enneigée nous offre des vues dégagées en un paysage quasi sibérien (enfin tel que je me l’imagine, car je ne suis jamais allé en Sibérie !)

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On est déjà pas mal en retard vue la longueur de ce qui nous reste à faire, or une d’entre nous ne se sent pas bien ! Elle n’arrive pas à manger (pas bon ça quand on marche !) et s’allonge un moment (dans la neige !) pour récupérer un peu : sans grand effet ... On a encore pas mal à marcher et j’espère juste qu’on pourra arriver avant la nuit aux premières maisons (à Arith), quitte à finir en taxi si besoin … sans à avoir à appeler un hélico ! Bon là j’exagère un peu ! Finalement on reprend notre route, comme c’est à peu près plat on avance bien en forêt, nous passons devant un refuge fermé et débouchons sur un nouveau pâturage enneigé super sympa.

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Il y a une couche de neige suffisante pour nous cacher le sentier et on s’en écarte un peu : ça nous fait perdre un quart d’heure : on n’est plus à ça près question retard, mais cela crée un petit suspens … En combinant lecture du GPS, de la carte et du topo on retrouve vite l’itinéraire et c’est tant mieux car le soleil descend sous les nuages annonçant la nuit prochaine ! Le passage est joli et nous offre une vue sur les monts du Jura au nord : on prend le temps d’une très courte pause  touristique dans le vent frais … La descente sur le col de la Cochette en sous-bois est sympa, facile et rapide. Au col, après un coup d’œil sur la montre et le prompte calcul du temps qui nous reste avant la nuit, on laisse tomber le crochet, et la remontée, vers le Creux de Lachat que fait le GR (ça sera pour une prochaine fois !). On descend donc directement un chemin caillouteux aux dalles polies par les orages qui doivent le transformer en torrent. Relativement rapidement on arrive à une route forestière : ça y est, ouf, on a rejoint la civilisation ! On retrouve aussi de vieilles granges en bordure de forêt fort sympatiques.

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On profite d’un tas de troncs, qui nous tendent les bras pour servir de bancs, pour un casse-croute-thé remontant. Un bon chemin nous amène à Arith où nous attend une chapelle toute mignonne. Le GR poursuit un petit moment sur la route, puis on prend, à la nuit tombante, le chemin descendant sur le pont qui franchit le Chéran (principal torrent des Bauges). Heureusement il est assez large, bien tracé et facile à suivre, car on a dû sortir les frontales dont certaines n’éclairent pas trop … On arrive vite au pont et, de là, à la route qui va nous conduire au gite. Normalement le GR ne reste pas très longtemps sur le goudron et repasse de l’autre côté du torrent par rapport à notre gite, mais nous n’avons plus trop le temps (ni le courage !) de faire un grand détour. Donc on suit la route …

Un moment on coupe sur un sentier, mais une erreur d’aiguillage nous oblige à grimper un talus raide en se tenant aux branches ! Ensuite : re-route puis re-chemin, plus facile celui-là, puis re-route, mais sans circulation cette fois, et on arrive à Vergain où se trouve notre gite. Contrairement à ce que je craignais, nos compagnes marchent vaillamment et dans la bonne humeur jusqu’au bout (bravo à elles !). Donc pas besoin de taxi ni d’hélico !

Le gite est confortable (et nettement plus classe que ceux que je fréquente d’habitude, genre refuges ou cabanes) et j’avoue que j’en profite après cette longue étape : douche, boissons fraîche, lecture sur la région, raclette (repas traditionnel, sans originalité pour moi, mais les produits sont bons) et un verre de vin… On décide que demain « les filles » verront en fonction de leurs formes si elles continueront avec "les garçons" ou rejoindront leur voiture en taxi. On décide aussi de ne pas partir trop tôt pour récupérer, car j’ai calculé que l’étape devrait être assez courte : je m’apercevrai que je me suis trompé dans mes calculs et la fin sera faite « à l’arrache », mais bon ça aussi ça fait parti de l’aventure ….

Nota : plus trop de photos à partir d’ici, car ma batterie était moins chargée que ce que je pensais en partant !

J3 : BELLECOMBE EN BAUGES -> LAC D’ANNECY à DUINGT : 7H / 850m de montée / 1150m de descente / 20 km Par le col de la Frasse et le petit massif du Taillefer 

Journée avec une montée "moyenne", mais raide par endroit, puis une longue longue descente sur le lac, toute en distance. Le matin tout le monde est en forme, donc on poursuit toutes et tous ensemble. On traîne un peu, comme prévu, au petit déjeuner (bon et copieux) et, du coup, il nous faudra courir ce soir (mais ça on le sait pas encore !). On grimpe facilement et vite, sur la route déserte, au village de Bellecombe (avec passage à la boulangerie : une aubaine dans ce «coin perdu» !). Encore un peu de route puis on en a fini avec le goudron pour un bon moment. On passe à une vieille scierie hydraulique, restaurée, de presque un siècle et demi (on prend le temps de lire les explications puis de visiter pour comprendre comment ça marche). b2ap3_thumbnail_IMG_1099.JPG

Ensuite : ça monte sec sur un vieux chemin bien raide qui nous amène dans des clairières plantées de grangettes dont une pouvant servir d’abris en cas extrême (murs un peu déglingués, mais bon toit et foin pour se coucher) et une autre quasiment ruinée, prête à s'écrouler (signe une civilisation qui disparait ...).   Fb2ap3_thumbnail_20141214_105718.jpg

On poursuit presque à plat pour arriver aux hameaux des Monts (Mont Devant, puis Mont Derrière) avec de belles maisons dans les près. Delà ça grimpe droit en forêt («dré dans le pentu» comme on dit par ici !), aussi on profite d’un passage dans une clairière au soleil pour une petite halte (on a le temps croit-on encore !). Malgré la saison il y a quelques fleurs : un colchique (mais bon, c’est presque de saison) et des pâquerettes (plus étrange ça !). On reprend la grimpée sous bois et on arrive assez vite à un joli alpage parsemé de rochers du plus bel effet (pâturage forcément défriché par les anciens sur la forêt à cet étage dit subalpin). On visite en passant une vieille cabane au toit rouillé (au fond sur la photo), elle est ouverte, rustique mais accueillante : il me plairait de revenir passer une nuit !

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De la cabane on va facilement, et presque à plat, au col où on pique-nique, sans nous attarder, car le temps a fraichi (tant mieux, car c’est cette pause écourtée qui nous permettra d’arriver à l’heure pour le bus !). Ensuite commence la descente : d’abord sous bois, en passant dans une clairière avec des bâtiments d’alpage typiques en bois, avec le sommet de la Tournette +/- ennuagée dans le fond ( sommet culte des annéciens) :  

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On débouche assez vite sur une route que l’on va suivre une petite demi-heure avant de reprendre les «vieux chemins» (comme nous dira un vieux chasseur de sangliers sympa, à la recherche de ses chiens). Tout se passe bien jusqu’à ce qu’on se retrouve face à un précipice où finit le chemin ! Fausse alerte : le bon chemin descend juste un peu avant à l’écart. C’est raide au début, mais sans pièges, et on arrive tranquillement, beaucoup sur des chemins, un peu sur la route, et tout en croisant de belles maisons, à une scierie (en activité celle-là, car plus moderne).

Là on tombe sur un panneau encourageant : « Duingt 1H30 » comme c'est notre but on en est tout ragaillardis ! Problème : il faudra ajouter 1H, ou même 1H30, à cette indication ! (Ça, on ne le sait pas encore, mais je vais pas tarder à m’en douter !). On suit le chemin indiqué et on prend le temps d’une pause au point de vue de l’oratoire, avec vue sur le bout du lac : notre objectif est en vue, mais on est encore bien hauts par rapport à l'arrivée je trouve !   

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Confiants on s’engage sur le sentier, même s’il ressemble plus à une sente de chèvres qu’à un chemin forestier… Arrivés à un point d’envol de parapentes je vérifie deux choses : on est sur le bon chemin (il faut juste passer ici de l’autre coté de la crête) et on est encore loin par rapport à notre but ... De toute manière on n’a pas le choix, alors on continue et je mets un peu la pression sur mes compagnes et compagnon question rythme et espacement des pauses ! Donc on marche d’un bon pas, mais c’est tout en descentes et surtout en remontées ! Sans compter les replats … Bref on droppe de plus en plus, jusqu’à arriver à une zone rocheuse qui nous ménage, enfin, de larges points de vue sur le « grand lac » (la grande partie du lac), avec Annecy dans le fond. Même si, avec le temps gris, le lac n’a pas son plus beau bleu, le spectacle est sympa et il me dit que l’on va atteindre mon objectif d’avoir fait la traversée intégrale du massif.  Fb2ap3_thumbnail_CIMG3787.JPG

On ne s’attarde pas trop, plus personne n'en a envie d'ailleurs … Et on remonte encore ! En plus dans des rochers casse-pattes … Enfin on redescend sérieusement, mais avec deux passages rocheux raides : on est deux à ne pas hésiter à déescalader sur les fesses pour gagner de précieuses minutes … Bon finalement ça descend franchement : il est temps, car la nuit tombe. On arrive à un croisement « Duingt 35 minutes » dans les deux directions … alors que notre bus est pour dans 30 minutes ! On sort les frontales et on prend le chemin que je suppose le plus simple, car hors des rochers (celui de gauche). Ça sera le bon choix, car, grâce aux indications d’un jeune garçon sympa qui nous remet sur le bon chemin sur la fin, on arrive (en courant !) à l’arrêt de bus à 17H38 alors que le car passe à 17h41 … Ouf !

Mais à 17H45 : toujours pas de bus : est-il passé en avance ? Le prochain est pour dans deux heures, ce qui ferait louper leur train à trois d’entre nous (moi je dors à Annecy) … En plus, les dimanches soir de décembre, à Duingt il n’y a rien à faire ! Bon nous nous disons qu’il y a toujours la solution du stop : il passe beaucoup de voitures qui roulent lentement ici, c‘est bien éclairé pour être vus, et il y a de la place pour s’arrêter pour qui voudrait bien nous prendre : donc tout n’est pas perdu ! Soudain, à 17H50, le bus débouche : ouf ! Donc tout le monde arrive largement à l’heure à la gare (terminus bien pratique du bus) et nous nous séparons tou/te/s bien content de cette randonnée, assez sportive tout comptes faits ...

Moi je n’ai qu’une idée : recommencer à une saison plus douce (printemps ? automne ?) pour parcourir la partie haute du massif … Donc : suite à venir l’an prochain (avec des batteries pleines pour plein de photos !)…

2°) LA CHARTREUSE : A venir … après avoir fait la traversée pour y « cueillir » des photos …

3°) LES AUTRES BLOGS D'OLIVIER-GRENOBLE :

a) Turquie : RANDONNEES EN LYCIE ( = en bord de mer) :

http://www.rando-trekking.com/carnets-randonnees/entry/650-turquie-randonnée-en-lycie

b) Alpes du nord : LE VERCORS EN LONG ET EN LARGE : => édition partielle faite 

http://www.rando-trekking.com/carnets-randonnees/entry/1150-traversees-du-vercors-en-long-et-en-large

c) Alpes du Sud : RANDONNEES DANS LA VALLE DU HAUT BUËCH :

http://www.rando-trekking.com/carnets-randonnees/entry/923-le-bochaine-en-tous-ses-états

d) Alpes du Sud : BARONNIES ET DIOIS : RANDONNEES DE DECOUVERTES : => En préparation

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jeudi 14 décembre 2017
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