Le Blog de Oliviergrenoble

Pour l'instant je vous propose 3 blogs :
- Un trek de 8 jours en Turquie sur la voie Lycienne ( donc en bord de mer)
- Les possibilités de traversées du Vercors (page en cours de construction)
- La présentation du Haut Buëch et de ses possibilités de ballades ...
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TRAVERSEES DU VERCORS : RANDONNEES EN LONG ET EN LARGE

TRAVERSEES DU VERCORS EN LONG ET EN LARGE ...

Nota : le site est en cours de construction (et sera continué au rythme de mes treks vercorriens) ...

PLAN DU SITE

Introduction et informations

Présentation général rapide du Vercors

Remarques à propos de ce blog

1°) Traversée nord/sud par l'ouest (GR91, GRP "sentier central" et GR93)

2°) Traversée sud/nord par l'est (GR 91 +/- GR93) et variantes hors GR

3°) Traversée est/ouest par le sud (hors GR puis GR 93)

INTRODUCTION ET IFORMATIONS :

Difficile de faire original avec le Vercors ! Mais bon, comme j'adore ce massif, je vais oser mettre quand même mon petit grain de sel. Vu la profusion
de sites sur ce thème (officiels ou non) je ne ferrai qu'une rapide présentation générale, puis je relaterai les traversées que j'y ai faites, agrémentées
de juste assez de photos pour vous donner envie de venir voir ce que ce massif peut vous offrir. Volontairement je me cantonne aux traversées même si il y a
de nombreuses balades à la journée possibles, mais faire une traversées reste un must !

Vercors : presque tout le monde associe ce nom à la forme en forteresse de ce plateau, à sa nature préservée et à l'histoire héroïque de la résistance. Toutefois il vous savoir que cette «forteresse » est fortement percée de passages qui la rendent finalement très accessible : douze routes y conduisent (certaines, taillées dans des falaises, sont très spectaculaires il est vrai !) et de nombreux cols (souvent nommés « pas » par ici) permettent aux randonneurs d'y grimper assez facilement depuis les vallées (moyennent une bonne suée parfois !). Attention certains de ses pas sont à réservés aux montagnard ayant de bons pieds de bouquetins ... Les maquisards et les populations locales ont payé tragiquement l'erreur de croire que les troupes nazies se laisseraient arrêter par les « murs » de ce château fort géologique. En réalité les soldats nazis sont arrivés par les airs, mais aussi par les routes et même par les pas de haute montagne ! Lien présentant les différents sites liés à la résistance : http://www.histoire-pour-tous.fr/tourisme/101-france-sud-est/47-le-vercors.html

Par ailleurs il est vrai que le Vercors est bien « une destination - nature », mais c'est une nature fortement marquée par les actions de l'homme (et pas
uniquement dans les stations de ski !) : prairies de fauches, pâturages, alpages et exploitations forestières modèlent fortement les paysages, y compris dans la réserve des hauts plateaux qui est consacrée depuis des siècles à la transhumance. Cela n'empêche pas le Vercors de livrer par endroit le spectacle d'une flore variée et d'une faune sauvage +/- farouche (les plus facile à voir étant les bouquetins, au Grand Veymont). Lien vers la page d'accueil du site officiel du parc naturel : http://www.parc-du-vercors.fr/fr_FR/le-site-du-parc-naturel-regional-du-vercors-1076.html

Le massif est une destination touristique très prisée en été comme en hiver à juste titre (et pas uniquement des grenoblois !) d'autant plus qu'il allie infrastructures et ressources très complètes avec une zone d'aventure loin des routes, des pistes aménagées et des villages, surtout en hiver (les hauts plateaux). En Vercors il est possible de pratiquer de multiples activités +/- sportives : randonnées pédestres bien sûr (à la journée ou en itinérance), mais aussi : cyclotourisme, VTT, escalade, spéléologie sportive, visites de grottes aménagées, équitation, golf, raquettes, ski de piste, nordique et de randonnée ... Mais aussi des activités culturelles : musées, cinéma, et activités culturelles à thèmes diverses organisées dans les différents villages : voir auprès des offices du tourisme. Lien vers « inspiration Vercors », un organisme qui promeut le tourisme dans le Parc : http://vercors.fr/ Lien vers les offices du tourisme du parc : http://vercors.fr/fr-ete/decouvrir-vercors-ete-montagne/infos-pratiques-vercors/offices-de-tourisme/

Si on n'est pas motorisé, ou si on veut faire un itinéraire en traversée qui ne ramène pas au point de départ, des bus permettent de venir au départ du sentier, puis d'en repartir à l'arrivée. Si besoin, moyennant +/- de marche supplémentaire (ou du stop ou un trajet en taxi), il y a des gares SNCF tout autour du massif (avec TGV, TER ou bus SNCF). La plus part sont accessibles par des sentiers, balisés ou non, au nord : Grenoble, à l'ouest : St Hilaire / St Nazaire en Royans, au sud : Saillans ou Die, à l'est : Celles ou Lus la Croix haute. Lien vers les accès au Vercors nord : http://www.transisere.fr/index.asp  Lien vers les accès au Diois et delà au Vercors sud : http://www.diois-tourisme.com/acces/language/fr.html  Navette pour le col de Rousset en hiver : http://www.ladromemontagne.fr/fr/hiver/navette.htm

PRESENTATION GENERALE RAPIDE DU VERCORS

 Le massif est logé entre trois cours d'eau : le Drac à l'est, L'Isère au nord et à l'ouest, la Drome au sud. Vu du ciel le massif se présente comme un triangle vallonné, avec une pointe orienté au nord (au niveau de Grenoble) et une base au sud ( le long de la vallée de la Drome). Vu du bas il se présente comme une série de murailles, avec toutefois un point faible assez bas au-dessus de Grenoble où le plateau n'est pas défendu (à St Nizier du Moucherotte) : une route facile en profite. Mais ces « murailles » ne sont pas toutes aussi impénétrables qu'elles le paraissent. Certes à l'est elles culminent entre 1900 m et 2341 m et dominent en continu le plateau interne qui va de 1000m (pour la partie habitée) à 1600m (pour les hauts plateaux d'alpages) : elles ne sont percées par aucune route sur environ 45 km. Par contre à l'ouest les falaises, qui culminent grosso-modo au niveau du plateau habité (1000 m environ), sont percées de gorges dont profitent neuf routes spectaculaires. Au sud les falaises sont variées en hauteur mais ne laissent passer qu'une seule route, au col de Rousset, plus deux qui desservent en cul de sac les vallons sauvages d'Archiane et de Combeau. Pour compléter le tableau des voies d'accès : au nord deux routes rejoignent facilement le massif depuis Grenoble, la route de St Nizier déjà signalée et, parallèlement, la route principale qui profite des gorges d'Engins pour monter rapidement sur le plateau.

Le plateau lui-même est partagé en plusieurs zones, tant sur le plan historique (terres du seigneur de Sassenage et terres des évêques de Valence ou de Die), administratif (départements de l'Isère et de la Drome ... tant qu'ils existent !), terre des parlers franco-provençal ou d'oc et terres au nord des gorges de la Bourne et terres au sud de ces gorges qui entaillent profondément le massif et déterminent largement les limites décrites précédemment (limites qui sont à peu prés les mêmes à chaque fois).

Personnellement je retiendrai une zonassions géographique =

  • A nord : « le pays des quatre montagnes » (nom historique) autour de Villard de Lans : zone de plus en plus urbanisée et très équipée sur plan touristique. Elle vous propose ses ressources par endroit très modernes (stations de ski de piste ou de fond, piscine, golf, tous commerces, ...) et, juste à coté, des zones de belles randonnées dans une nature préservée : un des trois « jardins» des grenoblois (avec la Chartreuse sud et le Belledonne sud-ouest).
  • Toujours au nord : la zone préservée du val de Rencurel et du massif des Coulmes (avec le domaine nordique du même nom). Là les aménagements sont discrets : pistes de fond et gites dans des villages et hameaux typiques.
  • Au sud : le plateau vallonné de la Chapelle / Vassieux et la vallée campagnarde de la Vernaison, avec ses villages égrainés, qui sont aussi des zones préservées et agréables à visiter (par tous les moyens cités plus haut). Cette partie est bien moins équipée que le nord avec quand même une communication avec la vaste zone nordique Villard / Corrençon et une petite station de ski de pistes, sans oublier les musées dédiés à la résistance et à la préhistoire. On doit y ajouter la vaste forêt de Lente et les plateaux de Font d'Urle et d'Ambel avec leurs zones de ski nordique et de piste.
  • A ces zones habitées il faut ajouter, tout à fait à part, la vaste zone des hauts plateaux (35 km le long par 6 km de large environ) délimitée par la chaine orientale (qui culmine ici au Grand Veymont à 2341m) et, à l'ouest, par des falaises moins hautes et moins étanches qui surplombent la vallée de la Vernaison et permettent à six petites routes forestières de nous mener à pieds d'œuvre, dont seules deux restent accessibles en hiver : une au sud pour la station du col de Rousset et une autre au nord conduisant au vaste domaine nordique des plateaux nord. Ces hauts plateaux, protégés par la plus vaste réserve continentale de la métropole, offre une vaste zone de balades et d'aventures avec des paysages d'une nature façonnée par le pastoralisme de nombreux moutons en été. Elle est « grignotée » au nord par la zone nordique de Villard / Corrençon / St Martin , mais au sud la zone est presque vierge d'aménagements , mis à part le balisage discret de deux GR et d'un sentier local et, pour l'hébergement , sept cabanes très sommaires sans gardien ni prestations hôtelières ; précisons que, engagement suprême, l'eau y est très rare . Je n'espère qu'une chose : c'est que cette zone reste en l'état ...

A ces zones du plateau il faut ajouter ses contreforts :

  • Au nord : 2 petits plateaux qui sont des sortes de « mini-Vercors», car le massif tombe ici abruptement sur la cluse de l'Isère en face du massif de la Chartreuse. Ces zones sont totalement coupées en auto du reste du massif qui n'est accessible d'ici qu'à pieds par seulement deux passages « raisonnables»  (les autres étant très scabreux !).
  • A l'est : une série de balcons et de petits bassins adossés au massif qui sont tout autant un Vercors extérieur que le haut des piedmonts (Trièves, Clermont, vallée du Drac). Ils sont fortement attachés au massif par des sentiers, plus au moins audacieux, qui donnaient historiquement accès à leurs zones de pâturages communaux sur les hauts plateaux ce qui les rattachent sans conteste au massif.
  • A l'ouest : le pays du Royans : plus campagnard que montagnard mais bien préservé et typé.
  • Au sud : les contreforts du Diois qui, bien que adossés au massif, annoncent déjà le midi des Baronnies.

D'un point de vue géologique, étant dans les Préalpes, on est bien sûr en zone calcaire, ce qui explique le relief fait de fières falaises et de karst avec de vastes zones de roches dénudées (nommées ici lapiaz) et de nombreux «trous» : fissures, grottes, puits (appelés ici scialets), creux ronds ne communiquant pas avec une grotte ( appelés ici pots) et résurgences parfois spectaculaires. Le calcaire affleurant partout détermine la flore qui doit ici être au moins indifférente à sa présence, voire franchement calcicole (qui «aime» le calcaire), avec la présence d'espèces qui ont parfois des cousines spécialistes des sols siliceux +/- discrètement différentes (phénomène dit de vicariance : botanistes à vos flores devant gentianes et rhododendrons !). Le calcaire est normalement une roche imperméable, mais elle est rigide et soluble à l'eau de pluie : elle est donc très fissurée et l'eau s'infiltre de partout ce qui explique qu'elle est rare en surface par endroits, en particulier sur les hauts plateaux. Cela impose ainsi des contraintes à la faune qui doit savoir s'en accommoder. Ceci-dit on peut rencontrer, parmi les espèces les plus spectaculaires : bouquetins (les moins farouches), chamois, chevreuils, mouflons, cerfs et biches, écureuils, marmottes, aigles, vautours, renards, et loups (les plus discrets !). Les ornithologues pourront observer de nombreux oiseaux dont les aspects les plus spectaculaires sont le survol des vautours ou des aigles et l'envol bruyant des tétras (à éviter en hiver pour ne pas les épuiser !) ...

Bon voilà tout ce que je dirai en tant que présentation : pour en savoir plus je vous laisse farfouiller sur internet ou vous plonger dans la lecture des nombreux guides à la recherche de plus amples détails, à moins que vous vouliez vous réserver le plaisir de la découverte au grès des sentiers ...

Je vais donc vous faire un compte-rendu de mes périples vercoriens et pour finir cette présentation je vous récapitule les différentes zones traversées  :

  • Traversée Nord-Sud par l'Ouest (par le GR9 et une partie du GR95, du GRP sentier central et du GR93, puis fin sur le GR9) : traversée moins prestigieuse que celle par les hauts plateaux, mais agréable à parcourir, en particulier en automne.  Zones traversées: Pays des quatre montagnes, val de Rencurel, forêt des Coulmes, Royans, Forêt de Lente et ses annexes pour finir dans le Diois.
  • Traversée Sud-Nord par l'Est (par le GR91 puis +/- par le GR93 ou tout sur le GR91 au choix) : Plusieurs début possibles (dans le Diois, dans le Bochaine, ou dans le Vercors), on est très vite dans la zone prestigieuse des hauts plateaux (très sauvage), on peut s'arrêter à Corrençon, mais on peut continuer jusqu'à la pointe Nord (dans un paysage beaucoup plus urbanisé, mais avec de jolis coins) : St Nizier du Moucherotte, voire Grenoble).
  • Traversée Est-Ouest par le sud (en grande partie sur le GR93) : hauts plateaux, crêtes et alpages entre le pays de Vassieux et le Diois, pour finir soit dans la plaine de Valence, soit en surplombant le Royans, soit dans le Diois : variée et très sympa...
  • Nota : bien sûr ces traversées peuvent se faire en sens inverse de celui indiqué, selon votre inspiration !

 

REMARQUES  A PROPOS DE CE BLOG

Mon but n'est pas de faire une concurrence aux multiples topo-guides qui décrivent les multiples tours possibles dans ce massif aux nombreuses possibilités, mais juste de vous faire partager les plaisirs que j'ai pris lors de mes traversées et de vous donner envie d'y aller voir vous aussi ...

Nota à propos des photos : j'utilise un petit appareil de poche facile à utiliser «au décroché» mais qui fait des images pas toujours très nettes avec le zoom. En plus, dans le feu de l'action, il m'arrive d'avoir un bout de doigt en haut à droite ! J'ai quand même mis des photos de qualité moyenne quand je n'en avais pas de meilleurs mais qu'elles me semblaient utiles pour vous restituer l'ambiance de la balade.

Tant que j'y suis-je dois dire que je suis pas mal dyslexique et que fatalement des fautes d'orthographe m'auront échappées : excusez-moi pour ces deux types d'imperfections ...

Note à propos des temps et des dénivelés :

  • Pour les temps = j'ai réalisé +/- les temps du topo-guide des GR sachant que je ne suis plus tout jeune (60 ans), que, par contre, je suis habitué à la marche (+/-chargé) et que j'avais en général un sac de 15/16 kg (le prix de mon autonomie)
  • Pour les dénivelés il s'agit de cumuls, mais approximatifs et donnés à titre indicatif : M = Montées et D = descentes

I ) TRAVERSÉE NORD / SUD PAR LA BORDURE OUEST = le GR9 avec des variantes

C'est le GR historique et une alternative intéressante pour celles et ceux qui ne veulent pas se lancer dans la traversée des solitudes des hauts plateaux. L'itinéraire est plus forestier et campagnard, mais on traverse quelques beaux alpages, prairies et clairières qui offrent des vues étendues, surtout dans le Nord, et on finit au bord de la Drome, donc à moitié dans le midi. L'ensemble est varié et plaisant, même si il y a quelques longueurs sur des pistes forestières (jolies en automne et fraîches en été). Attention : bien que leurs altitudes soient modestes les trois pas traversés demandent de l'attention et donne un caractère alpin au parcours (à ne pas passer sur la neige !), sans compter que la variante par le pas du pas est réservée au randonneurs-escaladeurs confirmés ...

Découpage des étapes :

  • Version « light » : si on veut profiter des refuges, gites et hôtels tout du long pour marcher léger (quitte à faire de longues étapes) on peut couper la partie nord en 3 étapes. J1 = St Nizier (ou Engins) -> Refuge de Gève (quittez le GR à la grande brèche et le récupérez le lendemain au pas de la Clé). J2 = Gève -> Rencurel (soit gite du col de Romeyère, soit hôtel à Rencurel, soit gite des Rimets en récupérant le tour des Coulmes en prenant la route du col du Mont Noir). J3 = Rencurel -> Pont en Royans. Ensuite : étape à Lente (gites), Léoncel (gite communale confortable), Beaufort sur Gervanne (gite et hôtel) et arrivé à Saillans (trains et/ou bus). 
  • Version « sauvage » : si vous voulez « vous la jouer sauvage » (comme moi) avec des nuits en montagne (très agréables) il y a 3 lieux de nuit possibles : une bonne source et un abri au Sornin ( abri hyper sommaire et peu engageant), une source et une belle cabane à Nave (confortable et sympa dans une clairière intimiste) et un bon abri dans la claire prairie de la Goulandière avec une vue bien dégagée sur le Vercors sud ( abri confortable mais pas d'eau). Ensuite, mise à part une cabane très très sommaire après Lente au col de Rioupeysson, en autommie il n'y a que le camping.
  • Nota : après Pont en Royans j'ai fait quelques "infidélités" au GR9 parce que ça me disait de passer par en haut, mais vous pouvez suivre le GR9 d'un bout à l'autre, dans ce cas mes indications de gites / cabane vers Lente sont hors de propos ( consultez alors le topo pour les possibilités à Bouvante le Bas).

PROLOGUE : GRENOBLE -> St NIZIER DU MOUCHEROTTE

Personnellement j'ai opté pour le car ! Mais pour les sportifs ou les puristes il est possible de monter pédibus à St Nizier depuis Grenoble par des sentiers en évitant de fouler le goudron. ( J'ai testé à la descente : pas folichon au-dessus de la Tour Sans Venin : droit dans la pente, chemin hyper caillouteux et le tout dans la forêt sans la moindre vue ! A réserver aux sportifs puristes!). Pour arriver aux pieds de ces sentiers:

  • soit traverser la ville à pieds : pas folichon, Grenoble n'est pas une belle ville (c'est un grenoblois qui le dit !), sauf un peu dans le centre historique mais ce n'est pas du tout sur le trajet...
  • soit prendre  le Tram A jusqu'à son terminus « Fontaine la Poya » pour monter par le sentier balisé en jaune (attention il y en a plusieurs en cours de route !). Départ sur la droite à l'arrivée du tram en suivant un mur et en continuant tout droit puis suivre « ferme Froussard / Tour Sans Venin »: c'est joli mais assez long : 2H15 jusqu'à la Tour Sans Venin où on retrouve le GR.
  • soit prendre le Tram A puis le bus 19 (voir topo, mais il y en a peu les dimanches et fêtes) pour trouver le début officiel du GR à Seyssinet-Pariset village : c'est plus rapide : grosso-modo 1H jusqu'à la Tour Sans Venin (pour comparaison.) Ensuite le chemin est commun (et balisé classiquement en rouge et blanc) ...
  • Pour monter à St Nizier en car : départ à la gare routière (à coté de la gare SNCF) : cars 5110 pour Lans en Vercors. Attention il y a une autre ligne pour Lans en Vercors / Villard de Lans (la 5100 ne pas confondre !) qui ne passe pas par St Nizier mais passe par Engins (voir plus bas).

Vues sur Grenoble, les montagnes autour et le Mont Blanc dans le fond :

  • Si vous montez à pieds : prenez le temps de monter au site de la ruine de la Tour Sans Venin (vous passerez juste à coté) ça faut le coup d'œil : Grenoble, Chartreuse, Belledonne, Mont Blanc.
  • Si vous montez en car ouvrez l'œil (et installez vous sur le coté droit) : dans le début de la montée on voit bien le Mont Blanc et ensuite les rochers mythiques des trois pucelles.

Grenoble (vu depuis St Nizier) sous la brume  et dans son écrin de montagnes au soleil alentours (je sais ça fait un peu cliché mais bon j'assume en tant que grenoblois !)            b2ap3_thumbnail_RIMG0012_20141025-055436_1.JPG

Le Mont Blanc omniprésent dans le fond à presque tous les points de vue!                     b2ap3_thumbnail_RIMG0007_20141025-055453_1.JPG

1° ETAPE : SAINT NIZIER DU MOUCHEROTTE -> GRANGES DU SORNIN : T : 2H15 - M : 500m - D : 300 m

Nota : étape très courte ! Cela vous donne trois possibilités : monter à pieds depuis Grenoble ou arriver tranquillement en train à Grenoble pour prendre un car vers midi ou encore (comme moi) lézarder longuement face au panorama...

a : St Nizier -> Eglise d'Engins par le pas de la Corne :

1° difficulté : ne pas se tromper de sentier au départ ! En effet il y a deux panneaux marqués « la Grande Fontaine » à 50m l'un de l'autre ! Ne pas suivre l'indication « pas du Curé », mais partir au niveau du panneau qui est le plus près de l'hôtel (il y a une indication « Engins - Pas de la Corne » du coté opposé du poteau qaund on arrive du village). On a l'impression de rentrer dans une propriété privée (l'hôtel et une villa) mais on voit vite le départ d'un joli chemin sous des frênes : c'est là. Si vous vous trouvez directement dans les prés sans être passés sous des arbres : revenez en arrière, le départ est un peu au-dessus. Une fois sur le chemin : très joli début dans les près avec vues dégagées sur la Chartreuse, la chaine de Belledonne et avec en face la colline du Sornin où je vais passer la nuit : il y a là haut une belle fontaine qui coule tout le temps et on y trouve une grange rustique où on peut dormir, mais vu son état peu engageant et le temps superbe je ne vais pas me priver d'une belle nuit à la belle étoile (sans tente) ...

La colline du Sornin au pied de laquelle se perchent les granges et la fontaine:                                b2ap3_thumbnail_RIMG0084.JPG

On arrive vite dans la forêt et tout aussi vite au Pas de la Corne : jolie descente qui zigzague entre des rochers mais qui me demande beaucoup d'attention, heureusement il y a des rampes en fer pour se sécuriser. On arrive finalement à un passage où la rampe semble curieusement ne pas monter assez haut : perplexe je me demande comment faire ! Puis je comprends vite qu'il faut tirer un peu à plat sur la droite sur un petit balcon rocheux étroit et on trouve une trace qui amène tranquillou à la rampe puis en bas des derniers rochers (suivre les rampes). Ensuite c'est du sentier, mais un sentier  raide en forêt et facilement glissant même longtemps après la pluie. A noter que l'alternative de vouloir descendre par le Pas du Curé n'est pas meilleur dans la partie déséscalade de son passage rocheux (mais elle est jolie aussi !). Dernière possibilité si vous n'avez pas une âme de bouquetin (surtout avec un gros sac !) et/ou si il a beaucoup plu avant votre départ : partir d'Engins ou passent les bus pour Villard de Lans (voir plus haut)

Bas du Pas de la Corne :                                                 b2ap3_thumbnail_RIMG0051_20141023-063814_1.JPG

Le Pas passé on sort vite de la forêt pour déboucher dans une prairie où coule un torrent : j'y  fais une petite pause,  puis une autre une fois arrivé à coté de l'église où on a une vue sur les falaises à travers les-quelles on s'est faufilé,  mais j'ai eu bien du mal à  voir où cela est possible ....

b : Eglise d'Engins -> Granges du Sornin :

Là aucune difficulté : c'est tout le long sur une piste forestière facile, mais c'est assez monotone, heureusement ça n'a pas duré pas trop trop car j'ai un peu mis le turbo ! Récompense : une fois arrivé aux granges et à la fontaine : superbes vues sur le Belledonne, une partie de l'Oisans derrière, le Taillefer, l'Obiou, une partie de la Chartreuse, le Vercors Nord, dont St Nizier d'où je suis parti et que dominent le Moucherotte et ses trois Pucelles juste en face. Donc : ne pas hésiter à faire le petit détour si vous ne voulez pas dormir aux granges (profitez en pour faire le plein d'eau !). C'est un lieu idéal pour une 1° nuit (en plus si vous voulez aller bivouaquer plus loin il vous faudra trimballer de l'eau car il n'y en pas jusqu'à Nave sur le GR !). Personnellement je garde un super souvenir du spectacle nocturne (au chaud dans mon duvet) avec Grenoble qui scintillait et ronronnait en bas, les montagnes en face en ombres chinoises, et les étoiles qui illuminaient la nuit claire : j'ai mis du temps à m'endormir ...

Aperçu sur la Chartreuse en montant :                     b2ap3_thumbnail_RIMG0056_20141023-063846_1.JPG

Le beau Bassin de pierre du Sornin :                          b2ap3_thumbnail_RIMG0058_20141023-063912_1.JPG

Le Moucherotte et les Trois Pucelles sous le soleil déclinant, l'Obiou dans le lointain et St Nizier déjà dans l'ombre :   b2ap3_thumbnail_RIMG0065.JPG

Lever du jour sur le Belledonne (photo prise au chaud encore dans le duvet!):b2ap3_thumbnail_RIMG0082.JPG

2° ETAPE : GRANGES DU SORNIN -> CABANE DE NAVE : T = 5H15 - M = 650m – D = 510 m

Etape essentiellement forestière le long des falaises nord mais qui offre des points de vue dégagés tout du long.

On commence par une bonne demi-heure de montée dans un vallon herbeux avant de rentrer dans une forêt de hêtres (appelés « fayards » par ici), forêt parsemée de gros bloc rocheux moussus qui lui donnent un air de repaire à lutins ! On arrive rapidement sous des épicéas sur un large chemin fait de dalles rocheuses naturelles et qui longe un moment un lapiaz bien dégagé typique de la région : tout cela me stimule à bien marcher le nez en air et l'oeil aux aguets ...       b2ap3_thumbnail_RIMG0092.JPG

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Hélas on arrive sur une piste de fond  qui a un aspect morne de piste forestière et qui me déprime un peu (piste que par ailleurs je parcours volontiers en hiver : contradiction !). Heureusement au niveau d'un télésiège une vingtaine de chamois m'attendent pour égailler le paysage et me dire que ici aussi c'est la montagne ! Au bout d'une demi-heure on quitte la piste pour un joli sentier qui nous amène rapidement à une petite prairie en bord de falaise ( la Sure). Là on a une vue générale sur la Chartreuse et, derrière, le Mont Blanc (hélas cela n'a pas bien rendu sur les photos). Après une petite pause contemplative je repars : on suit un sentier sauvage qui longe la falaise en naviguant entre 1550m et 1650m tout en descentes et remontées ; comme tout cela se passe dans un relief de lapiaz on enjambe de nombreux rochers et l'ensemble est bien sportif et casse-pattes ! On passe sur deux petits sommets (la Buffe et un autre sans nom sur la carte mais qui se mérite !) et on arrive dans la prairie du Pas de la Clé. Prenez le temps de jeter un œil sur la goulotte rocheuses où les anciens lançaient des troncs pour ensuite les descendre jusqu'à l'Isère puis les faire flotter jusqu'en Arles pour en faire des mats pour la marine royale. Pour la pause on peut s'installer au débouché du sentier qui arrive juste au-dessus du jet : il profite d'un petit balcon rocheux où il est agréable de se poser un moment et de faire la causette avec les valeureux randonneurs qui ont monté le pas ...

Le jet du pas de la clé ( nota : en réalité il est beaucoup plus raide qu'il le parait sur la photo !) :    b2ap3_thumbnail_RIMG0126_20141023-133027_1.JPG

Débouché d'un autre passage, très raide celui-là, non recommandé car même pas noté sur la carte : à laisser aux chamois !                                   Fb2ap3_thumbnail_RIMG0115.JPG

Toujours sur le même genre de parcours on finit par arriver au Bec de L'Orient où la falaise tourne plein sud : là on retrouve le Mont Blanc que l'on avait perdu de vue et, surtout, on découvre le bas-pays jusqu'au Massif Central dans le fond (pas de bonnes photos dans cette direction car c'était trop brumeux !). J'y fais une longue pause (l'étape n'est pas si longue : j'ai le temps !) puis je m'avance prudemment au bord de l'abrupt pour bénéficier d'une vue générale sur la falaise que je viens de longer et sur la Chartreuse avec derrière, au milieu, le Mt Blanc (pour celles et ceux qui ont de bons yeux!)b2ap3_thumbnail_RIMG0131.JPG

La falaise nord que l'on vient de longer :             b2ap3_thumbnail_RIMG0136.JPG

Je ne suis plus très loin du but et le sentier devient meilleur : je peux donc marcher tranquillement jusqu'à la petite prairie touffue de Nave. Même si vous n'avez pas besoin d'eau prenez le temps de descendre voir sur la droite, cachée sous une barre rocheuse, la source et son bacha (ou bachasson : noms donnés ici à un abreuvoir creusé dans un tronc d'arbre). Dommage, l'eau ne coule plus dans le bassin mais par dessous ! Cela ne m'a pas empêché de faire mon plein en écopant avec mon gobelet : l'eau y est bonne et saine (je ne l'ai pas traitée et n'ai pas été malade). J'ai été content d'avoir trouvé ici de l'eau coulante car  si je n'en avais pas trouvé j'aurai du marcher encore au moins une heure puis bivouaquer en pleine forêt, me privant du confort de la cabane et de sa clairière  !    b2ap3_thumbnail_RIMG0146.JPG

Ensuite pour aller à la cabane il y a deux solutions : soit descendre tranquillement la prairie (hors GR, panneau), soit monter au signal de Nave (en suivant le GR) pour une ultime vue sur le bas-pays de l'ouest et ensuite au lieu-dit « les fayards » descendre sur la gauche à la cabane (panneau) : c'est un peu plus long . 
Sans me pressé me voilà arrivé à la cabane avec tout le confort requis : plancher propre à l'étage, et en bas : table, chaises et poêle (mais vu l'installation bizarre du tuyau je crains qu'il fume !). A l'extérieur il y a un foyer de feu aménagé et une table de pique-nique accueillante où je mangerai ce soir dans la pénombre de la nuit tombante et demain au lever du jour. J'ai la chance d'être seul car un jeune de passage me dit que c'est un spot de teuf pour les jeunes du coin ! La cabane est dans une clairière intimiste entourée d'une forêt aux couleurs roussies par l'automne : pour profiter des lieux et du soleil encore là pour une bonne heure, avec sa douceur exceptionnelle  en cette fin d'octobre, je me mets à l'aise, en short et torse-nu, sur la banquette de pierre adossée à la cabane pour siroter mon thé en discutant avec les derniers promeneurs du dimanche. Puis, le soleil parti, et les randonneurs aussi, je me prépare à une soirée de quiétude en profitant de la venue paisible de la nuit ...                 b2ap3_thumbnail_RIMG0148.JPG

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3° ETAPE : CABANE DE NAVE -> LA GOULANDIERE : T = 7H15 - M = 800m – D = 1300 m

Longue étape, en grande partie forestière avec un passage campagnard, un peu monotone le matin puis plus variée l'après-midi.

On commence par une longue descente +/- « plate » en forêt qui n'offre que de rares entre-aperçus à travers les ramures des fayards dénudés. Au passage on trouve la fontaine de «Font Renard » qui coule faiblement en cette fin d'automne sec : j'en profite pour faire une provision d'eau en vue de mes pauses d'ici Rencurel. Vous trouvez peut-être que je me polarise sur les sources ? Mais il y a peu de points d'eau sur cet itinéraire et cet automne a été très sec : j'ai donc été content de trouver de l'eau à chaque fontaine ! (même si elles coulaient moins fort que d'habitude ...)                            b2ap3_thumbnail_RIMG0157_20141025-052933_1.JPG

Quand le chemin débouche dans les prés je m'arrête le temps d'un petit grignotage pour profiter de la vue campagnarde sur le village d'Autrans et me chauffer un peu aux rayons du soleil qui commencent à être piquants.                                                                                                                                        Fb2ap3_thumbnail_RIMG0161.JPG

Ensuite on doit remonter presque tout le dénivelé qu'on a perdu ! D'abord sur un chemin, puis sur un bout de sentier, joli mais très raide, de nouveau sur un chemin puis pour finir sur un beau sentier qui se fait plus calme avec un faux plat montant sous une intéressante forêt rocheuse si caractéristique de la région. Finalement j'arrive sans trop de mal, et « en avance », au Pas de Pertuson. La descente en est amusante : un petit couloir rocheux un peu raide, mais sans   danger, zigzague dans la falaise et nous amène dans une nouvelle forêt de fayards.                 b2ap3_thumbnail_RIMG0166.JPG

En une demi-heure on débouche dans les prés au-dessus du col de Romeyère où le paysage redevient nettement campagnard. On descend tranquillement de fermes en fermes par un joli vieux chemin tantôt dans les prés, tantôt sous de beaux arbres.                                                                                                        Fb2ap3_thumbnail_RIMG0168.JPG

Je fais diverses rencontres : arbres perchés sur un gros rocher, génisses paisibles (mais hélas pas de la race locale villarde), habitants aimables à qui je demande de l'eau de leur bassin et qui m'offrent le café.  b2ap3_thumbnail_RIMG0171_20141025-053132_1.JPG

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L'ambiance montagnarde est donnée par les falaises qui dominent le vallon à l'est et la forêt mamelonnée des Coulmes qui le domine à l'ouest ainsi que par des vues +/- dégagées sur le sud du Vercors. On finit par un quart d'heure de goudron pour déboucher dans le petit village de Rencurel. Profitez de la fontaine de la mairie pour faire le plein d'eau, car il n'y a pas de sources le long du sentier dans les Coulmes ! Ayant traversé le village on attaque une remontée, raide mais jolie, sur un vieux chemin muletier sous de beaux hêtres, et qui ménage au passage une vue dégagée sur le village :b2ap3_thumbnail_RIMG0186.JPG

Ensuite on alterne goudron (un peu) et vieux chemins (pas mal), puis je finis sur une piste forestière assez peu agréable. En effet, vue la longueur relative de l'étape, et le poids de mon sac alourdi par une réserve de trois litres d'eau, j'ai coupé par cette piste balisée par le jaune et rouge du tour des Coulmes. Cela m'a évité un détour de 2H45 par le refuge du Serre du Sâtre (au lieu de 1H par la piste directe). De toute manière je savais que c'est plus joli de dormir à la Goulandière qu'au Serre du Sâtre qui est enfermé dans la forêt au bord d'une piste de fond. Je finis par déboucher au-dessus de ruines : je suis enfin à la Goulandière et à son petit refuge (heureusement pas ruiné lui !). Je m'attendais à une petite clairière fermée, mais, bonne surprise, les bâtiments dominent une prairie qui débouche sur une vaste vue vers le sud avec en face des fermes isolées dans les prairies de St Julien en Vercors devant, dans le fond les crêtes sud et le Grand Veymont dans le fond à gauche ( 2341m :  sommet du Vercors).                                                 Fb2ap3_thumbnail_RIMG0195.JPG

Le refuge est sommaire mais confortable : plancher propre à l'étage, en bas : tables, bancs, poêle qui n'a pas l'air de risquer de fumer celui-là et à l'extérieur : une table de pique-nique et un foyer de feu aménagé pour les grillades (mais bien sûr j'ai pas de merguez !)            b2ap3_thumbnail_RIMG0203.JPG

Le lieu est très agréable, il y a encore du soleil pour une bonne heure et il fait toujours aussi doux : je me mets en short et torse-nu puis je lézarde au soleil pour me remettre de cette étape relativement sportive faite à un bon rythme (du moins pour mon âge !). La fraicheur venue je m'habille chaudement et m'installe pour diner sur le perron du refuge, avec le Grand Veymont en face de moi, en écoutant les bruits mystérieux de la forêt alentours : des geais rouspètent, un renard glapit et, la pénombre venue, un sanglier sort en silence dans la prairie en contrebas : calme appréciable ! Il ne me reste plus qu'à savourer une nuit confortable et reposante sur l'unique matelas.

4° ETAPE : LA GOULANDIERE -> PONT EN ROYANS : T = 3H30 - M = 50m – D = 900 m

Etape presque tout en descente +/- raide mais variée : ruines, prairies, passage rocheux, forêt, bord d'un torrent, bourg typique.

L'étape est relativement courte, cela vous donne deux possibilités : souffler un peu en visitant Pont en Royans : assez peu de choses à voir mais on peut monter aux ruines d'un château et/ou visiter « le musée de l'eau » (non testés). Si, comme moi, vous vous arrêtez là cela laisse le temps d'organiser votre retour car il y a peu de cars et encore moins hors périodes scolaires ...

Lever tôt, je jette un œil inquiet sur le ciel : en effet la météo d'il y a quatre jours annonçait de la pluie pour ce matin. Je suis vite rassuré : le ciel est moutonné de gris mais les nuages ne me semblent pas bien méchants et je ne crois pas à la pluie pour l'immédiat : je vais pouvoir marcher au sec. En fait les nuages ne perceront que pendant la nuit, mais il neigera à partir de 1000m ! J'ai bien choisi mes jours de marche ... Rassuré je petit-déjeune sur le perron en écoutant le calme de la forêt sereine qui se réveille en douceur, puis je pars tôt (8H15) voulant arriver au terme de l'étape vers midi. Je marche d'un pas musardant en direction du Pas du Ranc et rencontre en passant un chasseur débonnaire : ma seule rencontre entre hier aux Ailes vers 15H et ce jour à 12H en arrivant à Pont en Royans ! Je visite en passant les ruines de la Petite Goulandière, puis je suis vite au belvédère du Ranc qui offre une vue plongeante sur les gorges de la Bourne au fond des quelles je vais descendre :                    Fb2ap3_thumbnail_RIMG0208.JPG

Curieux, j'attaque la descente, annoncé comme raide, du Pas du Ranc (comprendre : « le passage de la falaise » dans le parler de par ici). En fait le pas à proprement parler est facile et amusant à faire dans un petit goulet rocheux bien aménagé : sentier étroit mais facile, rampes en bois (qui me semblent un peu bringuebalantes !) et marches en rondins.  b2ap3_thumbnail_RIMG0210.JPG

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Paradoxalement c'est après le pas que ça se corse : le sentier descend droit dans la pente raide, tantôt il est terreux (et doit bien glisser par temps humide), tantôt il est pierreux et plein de petits cailloux traites roulent sous mes pieds : je glisse deux fois, heureusement sans mal et sans danger car il n'y a pas d'à pic à ce niveau. On vient frôler plusieurs fois le bas des rochers, puis le sentier se calme en offrant des vues sur les falaises qui tombent en face sur la Bourne. On remonte cinq minutes sur une route pour trouver la suite du sentier, après une petite demi-heure on traverse une 2° route en trouvant en dessous un petit sentier pour éviter de marcher sur le goudron pour aller à Rencurel (contrairement à ce que dit mon topo). Et on finit par arriver au bord d'un gros torrent : la Bourne. J'en profite pour faire une pause fraicheur en compagnie de bergeronnettes aux vols désordonnés et d'un héron qui fait une apparition ...     b2ap3_thumbnail_RIMG0224.JPG

J'ai bien fais de faire cette pause là car ensuite pour aller à Pont En Royans on suit la vallée en étant séparé du torrent par des à pics et on ne peut pas le rejoindre avant d'être dans le bourg ! Le cheminement se fait moins réjouissant : chemin de terre, puis presque 3/4H de goudron (heureusement sur des routes peu fréquentées). Au passage on a une vue sur le village de Rencurel perché un peu au-dessus du torrent et dominé par des falaises : b2ap3_thumbnail_RIMG0228.JPG

La toute fin, par contre, est intéressante : on entre dans Pont en Royans par la vieille route étroite qui descend en escaliers. Je pose mon sac en passant dans le bistrot où je compte manger et je vais voir les fameuses « maisons suspendues », en fait des bâtiments en bord de torrent qui sont un peu en  encorbellement au-dessus de l'eau. L'ensemble est plaisant avec les peintures des maisons  qui tranchent avec le vert sombre du torrent      Fb2ap3_thumbnail_RIMG0241.JPG

F, b2ap3_thumbnail_RIMG0242.JPG

PONT EN ROYANS :

En fait j'avais décidé de faire cette traversée sur deux ans, donc de m'arrêter cette année ici, c'est donc ce que j'ai fait, même si j'avais encore la forme ... Mais on peut facilement faire les deux parties à la file car elle se complètent bien (et on peut faire alors une demi-journée de repos à Pont en Royans pour souffler un peu ... ou aller camper plus loin !) 

Devant rentrer sur Grenoble, ma visite faite, je retourne au bistrot avec deux objectifs : manger autre chose que du pain, du fromage et du saucisson (ça sera une assiette de crudités avec de la truite fumée) et trouver un moyen de me faire déposer à la gare de St Marcellin. Un jeune qui était là me dit devoir aller faire des courses là bas et me propose de me descendre : on prend le temps de manger (et de siroter une bière bien gagnée !) et je me retrouve bientôt à la gare (nombreux trains pour Grenoble et Valence).

SUITE DE PONT EN ROYANS A SAILLANS:

Malheureusement pour vous, mon PC a été visité par un méchant virus randonnophobe qui m'a fait perdre toutes les photos récoltées lors de ma 2° partie de cette traversée ! Heureusement j'avais avant fait un compte-rendu rapide de cette balade sur un site/forum de randonnée ! Aussi je vous mets le lien vers ce sujet ci-dessous => allez directement à la page 2, puis trouvez la suite page 3 puis 4 (au passage vous pourrez bénéficier de la vie du Forum!)=

 http://www.rando-trekking.com/forums/8-infos-randonnee-alpes-sud-est/50626-cr-d-un-joli-petit-trek-automnal-en-autonomie-dans-le-vercors-nord?start=6

 Je vous mets quand même ci-dessous un résumé des étapes (sans photos donc) si vous ne voulez/pouvez pas accéder au CR sur ce forum ....

Nota : je n'ai pas suivi entièrement le GR9, visant de passer par "les hauts" (hauts très relatif d'ailleurs par là!). Je vous noterai donc par étape les sentiers suivis.

5° ETAPE : PONT EN ROYANS -> LENTE : T : 6H30 (+ 1/2H AR à un point de vue) - M : 950m - D : 100 m  - 20 km : par les GR9 puis GR95

Étape, il faut le reconnaitre, la moins passionnante, plutôt une étape de liaison pour avancer rapidement vers le sud .... Nuit en demi-pension au gite (cette fois, faute de cabanes, et ne voulant pas trimballer la tente, je suis allé de gites en gites ce qui m'a permis de voyager léger).

6° ETAPE : LENTE -> BOUVANTE le HAUT -> LEONCEL : T : 5H45 - M : 800m - D : 970 m  - 15 km : par le GR de Pays "sentier central" puis le GR93

Jolie petite étape variée : forêts, clairières, campagnes, vieux villages, fermes isolées, ruines, sans oublier l'arrivée spectaculaire sur la belle église abbatiale de Léoncel (à visiter absolument !). Nuit au Gite de  Léoncel en autonomie alimentaire ... sauf la pogne de Romans (une sorte de brioche locale) offerte par des villageois en réunion au gite pour le début de soirée.

7° ETAPE : LEONCEL -> PLAN DE BAIX -> BEAUFORT sur GERVANNE : T : 6H - M : 400m - D : 950 m - 18 km  : par le GR9 tout simplement...

Jolie étape variée de transition entre le Vercors, dans une campagne encore assez montagnarde, et le Diois (ou Crestois) avec ses airs de midi. A noter que la transition est brutale : jusqu'à la Croix du Vellan on est résolument dans le Vercors et à la croix on débouche d'un coup sur des paysages déjà teintés de midi. A noter : le bourg de Beaufort mérite une visite, même si c'est tout petit .... Nuit au sympathique gite en autonomie alimentaire ( mais il devrait bientôt y avoir une épicerie au village)

8° ETAPE : BEAUFORT -> SAILLANS : T : 4H15 - M : 480m - D : 585m - 15 km : par le GR9 simplement

Une jolie étape pour finir en douceur des paysages nettement demi-méridionaux avec, au passage, une vue sur les sommets du Vercors, juste après la chapelle St Christophe, (agréable et serein lieu de pique-nique cette chapelle !). Prendre le temps d'une petite visite de Saillans, ne serait-ce que pour boire un coup sur la place de l'église ... Puis retour chez moi en bus (à noter que contrairement à ce qu'on avait dit à la gare le bus ne s'arrête pas à la gare !), puis train depuis Valence.

=> Et voilà ! J'ai été suis bien content de ce petit trek tout simple à faire, car le Vercors est si beau en automne et le soleil souvent au rendez-vous vers la Toussaint  ... même si j'ai marché un jour entier en plein brouillard !

II ) SUR LES HAUTS PLATEAUX : GR91 et GR93, (mais aussi hors GR) : idées pour une traversée Nord - Sud par l' Est

En fait, plutôt que de vous mettre un compte-rendu d'une des traversées possibles (il y en a plusieurs) je vous mets des comptes-rendus de différents tours dans cette zone, au départ des différents endroits accessibles en auto (et +/- en bus ou en train): comme ça vous aurez une idée globale de la zone ... et, en prime, en différentes saisons, donc sous des aspects bien différents (neige ou fleurs, au choix)...

Nota : volontairement toute la zone des hauts plateaux dans la réserve naturelle (la plus vaste de métropole) est très peu balisée : les seuls marquages peints sont ceux des GR et il y a très peu de panneaux directionnels, donc l'engagement est réel, surtout quand la neige cache les marques au sol (fréquentes hors forêts), et encore plus quand le brouillard s'en mêle ! A noter, outre les traditionnels cairns, un mode original de balisage ancestral : tailler des pins en leur ôtant les branches basses pour leur donner une forme +/- en boule : efficace ... mais cela peut être un balisage qui part dans une autre direction que la vôtre ! (les moutons, donc les bergers ont une logique différente que celle des géréistes).

Pour vous aider à vous y retrouver je vous présente en quelque mots les traversées balisées possibles (encore que le mieux soit que vous consultiez un topo !). Supposons que vous partiez du Nord (c'est plus simple à expliquer les différents choix comme ça ... bien que ma description sera Sud-Nord !) , ça donne =

  • La traversée intégrale part de Saint Nizier du Moucherotte (voire de Grenoble : voir la traversée N°I par l'Ouest). Jusqu'à Corrençon on domine une zone fortement urbanisée (mais avec de jolis passages), et, par moment, on traverse carrément deux stations de ski. Aussi nombreux/ses sont celles et ceux qui démarrent leur traversée à Corençon pour "plonger directement dans le sauvage" (et ça va vite!): ça sera le parti-pris de ce blog, dans le sens où je n'ai pas (encore ?) de photos au Nord de Corrençon.
  • En général donc, du Nord on part de Corrençon (car c'est assez pratique question accès). On arrive vite à la cabane de Carette dans sa jolie clairière, qui peut être un bon endroit pour une première nuit de trappeur (surtout en hiver où on peut faire fondre la neige, car il n'y a pas d'eau dans le coin, enfin si mais bien cachée au fond d'une grotte ... parfois à sec !).
  • De là on continue sur la Jasse du Play (où, en général, il y a de l'eau) en passant par la grande clairière de Darbounouse, celle du Pot du Play (jolie), le canyon des Erges (le terme "canyon doit être une invention touristique !), la sauvage zone de Tiolache dessus, quelques trouées en forêt offrant de premières vues sur le somment du Vercors (le Grand Veymont 2341m) et on arrive finalement à la jasse (ancienne cabane de bergers transformée en abri, sommaire mais étanche) : très beau lieu pour une soirée paisiblement sauvage. Comptez 5 à 6 H depuis Corrençon ... sans une goutte d'eau sur l'itinéraire ! (tout ça ce passe sur le GR91)
  • Le lendemain on continue sur le GR91 (à moins que le beau temps vous incite à gravir le grand Veymont en passant : raide mais faisable prudemment quand il n'y a pas de neige). On passe à la Chau (jasse privée et pâturage), puis, après une traversée forestière, à la Grande Cabane (autres jasse privée et  pâturage) et on arrive sans difficultés et assez vite ( si on passe par en bas) à Pré Peyret où, classiquement, on profite de la source (qui coule +/- selon la saison !) pour passer la nuit (en cabane ou sous la tente).
  • Le lendemain il y a trois possibilités =
  • a) Prendre le GR93 vers l'Ouest et arriver assez vite au col de Rousset (où on retrouve la route vers Die et sa gare). C'est l'itinéraire hivernal, car les deux autres sont déconseillés sur la neige. C'est aussi surtout celui des fondeurs, que je vais décrire skis aux pieds ...
  • Sinon : on continue vers le Sud jusqu'aux "quatre chemins de la Ville" (attention un peu avant il y a un lieu-dit "quatre chemins du jas neuf"!). Là plusieurs possibilités =
  • b) soit on continue sur le GR91, en grimpant sur le Glandasse avant la longue descente sur Châtillon en Diois (c'est le plus facile question bus si on s'arrête par là),
  • c) soit on continue sur le GR93 sur Archiane (joli descente, mais Archiane est loin de tout !), cette option est surtout valable si on a décidé de continuer jusqu'à Lus la Croix haute où on trouve des trains : c'est hors Vercors mais joli ...
  • Il y a deux autres options, mais c'est réservé aux randonneuses/eurs qui savent naviguer à la carte et à la boussole et +/- à l'altimètre (ou au GPS), car c'est totalement hors balisage (mais parfois cairné) et +/-  hors sentiers (ou sur un trop plein de sentiers quand il y a des traces de moutons allant dans tous les sens !). Je vous en parle par ce que je vais vous en montrer des photos (car j'aime bien par là !), et je vous les décris en gros mais vous laisser trouver vous même votre itinéraire ... pour ne pas être responsable de votre perte ! :
    • une option pour descendre sur l'Est (et prendre le train à Clelles : pratique !) en allant aux Chaumailloux ( cabane et 2 sources coulant souvent), puis descente par le pas de l'aiguille.
    • et une autres vers le Sud, en passant par également par les Chaumailloux, puis par l'Essort la crête et en retrouvant le GR93 au col de Menée

Nota : comme c'est un must de faire la traversée des hauts plateaux en hiver (c'est très tendance en ce moment, mais réellement engagé !), je vous mets un lien vers un site présentant la traversée en hivernal des hauts plateaux:

http://www.skirandonnenordique.com/modules/smartsection/item.php?itemid=7

Mode d'emploi de cette partie :

  • Si vous faites le sens Sud-Nord : suivez l'ordre des compte-rendus de mes virons (si vous commencez à Châtillon commencez par le 5°)
  • Si vous faites le sens Nord-Sud : commencez par le 3°, puis le 2°, puis le 1° +/- le 5° si vous allez à Châtillon
  • Dans les deux cas, si vous aimez les fleurs et les bouquetins : finissez par le 4°

J'espère ne pas vous avoir trop désorienté !

1° Partie : DÉBUT DE LA TRAVERSÉE DEPUIS LE COL DE ROUSSET

Rappel : les descriptions et les photos sont organisées dans le sens Sud-Nord : comme je vous présente une compilation de différents virons, tantôt depuis le Sud, tantôt depuis le nord, il fallait bien que je choisisse un sens ... pour essayer pas trop vous perdre en route !

Je décris mon tour (fait facilement en ski de fond à la journée début  mars 2014) à l’envers de notre parcours pour que cela colle au plus près au commencement de l’itinéraire le plus classique (car ça descend) de la traversée (sens Sud - Nord, mais on peut très bien faire la traversée dans l'autre sens) Du coup, question hauteur du soleil dans le ciel et éclairages tout est en désordre ...

On part du col de Rousset (parking du haut, la navette elle doit s’arrêter au parking du bas : cela rajoute une 1/2H à 3/4H) et on remonte prudemment le long d’une piste de  ski jusqu’à sortir de la forêt de fayards. On laisse les pistes en tirant vers l’Est, sur un bon chemin, et on arrive rapidement à un point de vue très dégagé sur les Hauts Plateaux Centraux que l’on va traverser (avec le grand Veymont , point culminant du Vercors, qui domine à droite, à demi hors de la photo ici) :

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Ensuite on descend, raide mais sans danger de tomber dans du vide, sur le Pas des Econdus avec un aperçu sur les hauts du Diois (dent de Die) : b2ap3_thumbnail_RIMG0026_20150419-082724_1.JPG

On a rencontré « une bête » heureusement rare dans le coin : elle était là à cause de la course Transvercors du lendemain en ski de fond.  (Pour info le meilleur à mis 2H30 pour 53 km et 1070 m de montées ! Et la meilleure femme, en mixte, 2H45…) : b2ap3_thumbnail_RIMG0003.JPG

Ensuite l’itinéraire tire toujours droit à l’Est : il est facile à suivre, car bien marqué par les balises du GR et des pins taillés judicieusement placés (pins dont on a coupé les branches basses pour leur donner une forme caractéristique). Au passage on croise des arbres spectaculaires et on a encore une belle aperçue sur les plateaux …

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Sans grand problème, et assez rapidement, on arrive à la cabane de Pré Peyret (petite mais confortable), bien placée au débouché d’un autre pas venant du Diois : le Pas de Chabrinel (praticable en raquette si peu de neige ??? Se renseigner !). Il y avait pas mal de monde de passage à la cabane, car on était samedi et qu’il faisait un temps splendide …

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Là on rejoint l’itinéraire venant, du Sud, de Combeau et de la sympathique cabane des Chaumailloux (vu sur le Mont Aiguille) : il y a deux itinéraires possibles (pas balisés) : ce n’est pas difficile techniquement et très beau (mais ça peut vite devenir paumatoire !). Mais Combeau n’est pas desservi par les transports en commun ce qui nécessite une longue manœuvre de voiture (une centaine de kilomètres entre le départ et l’arrivée !). De plus ces itinéraires ne sont pas balisés GR (avec juste des cairns à chercher +/- cachés sous la neige !) ... b2ap3_thumbnail_RIMG0015.JPG

Ensuite l’itinéraire (balisé en GR) part plein Nord vers la Grande cabane (fermée : pas possible d’y dormir ni en été, ni en hiver) et de là à la Jasse du Play (cabane assez confortable et bien placée, car à peu près au milieu du parcours jusqu’à Corrençon). Comptez 3 à 5 H de Pré Peyret, selon votre forme, le poids de vos sacs et, surtout, l’état de la neige (trace faite ou neige profonde) …

Pour des photos de cette portion : voir un viron par là bas dans une toute autre ambiance, car en automne…

Je vous mets une photo du raccourci que nous avons pris à l’aller (par la Jasse de roche = simple enclos ruiné : ne pas compter y dormir sous un toit !). Pour les plus aguerris à l’orientation, et par beau temps, c’est une manière sympa, plus sauvage et plus courte, de rallier la Grande Cabane depuis le Pas des Econdus (tirer grosso-modo Nord-Est). En prime là on a vraiment l’impression d’être perdu au milieu de nulle part, car en général il n’y a pas de traces (mais attention à ne pas se perdre réellement !)  b2ap3_thumbnail_RIMG0008_20150419-084322_1.JPG

 

2° Partie : MILIEU DE LA TRAVERSÉE : NUIT A LA JASSE DU PLAY

Imaginez (puisque je n'ai pas encore de photos de ces endroits) que vous avez traversé un bois clairsemé de pin à crochets (variété typique de par ici), la vaste prairie de la Grand Cabane (avec vue sur le Grand Veymont), puis une forêt dense, une nouvelle clairière et, finalement, un pré-bois (zone de pins clairsemés laissant des parties herbeuses entre eux). Vous pouvez également imaginez que, hors balisage et à vos risques et périls (sagement mesurés je n'en doute pas), vous ayez escaladé le Grand Veymont (vue du Mont Blanc au Ventoux !).

Bref vous en avez pris plein les yeux, mais ce n'est pas fini ! En effet la jasse du Play et son vallon d'alpages sont un endroit magique et serein pour les lumières de fin de journées, les couchers de soleil, les cieux nocturnes et les lueurs de l'aurore...

Un fois le sac posé, vous vous retournez vers le sud pour la vue sur les crêtes Est et le Grand Veymont qui se laisse encore voir dans le fond (peut être en profitez vous pour vous rappelez les efforts que vous avez fournis pour le gravir !)

Bon soyons pratique : après avoir trouvé la cabane (facile le GR passe pile devant !) vous avez besoin d'eau ... là c'est moins facile, car la source est à pas mal l'écart. Je ne l'ai jamais vu tarie, mais en été j'y ai eu un très très faible débit ! Mais, pire, elle peut être carrément tarie les étés très sec: se renseigner avant, car alors là vous êtes mal ... il n'y a pas d'eau avant Corrençon à 5H d'ici !

http://parc-du-vercors.fr/fr_FR/le-territoire-2122/infos-pratiques-2124/info-sources-3623.html

 

Bon vous êtes impatient/e/s d'être fixé/e/s : pour y aller : au niveau de la stèle sur le GR un peu au sud de la cabane repérez 3 départs de lignes de cairns (le GR venant de la cabane au Nord dans votre dos) : il faut suivre celle du milieu et en un bon 1/4H de montée pas trop raide on arrive au bachat ... et au tuyau : coule ou coule pas?

Attardez vous à la source : on y a une belle vue sur les moutonnements du plateau, et au-delà, sous la douce lumière du soir. Ou même, carrément, faites comme moi : restez y jusqu'au coucher de soleil ... mais faites attention une fois quelqu'un/e se serait perdu entre la source et la jasse !

 

Une fois rassuré/e/s question eau, vous pouvez vous installez (dedans ou dehors selon votre inspiration, la météo, votre équipement, et la foule...).

Là vous n'avez plus qu'à vous régaler de la vue sur les crêtes Est, et, de plus, en montant un peu au-dessus de la jasse vers l'Ouest on profite sans mal du coucher de soleil (là peu de risque de se perdre car on a la cabane en vue !).

Puis le soleil s'efface et le ciel nocturne s'installe petit à petit avec son troupeau d'étoile et la lune (si c'est son heure)....

Le matin est un moment calme est serein ( surtout si vous bivouaquez), profitez encore du paysage et des lumières matinales ... avant de faire le plein d'eau pour les 5/6H de marche jusqu'à Corrençon ...

Nota : si il y a de la neige et que vous avez prévu assez de gaz pour la faire fondre ce problème d'eau ne vous tarabustera pas : c'est l'avantage de l'hiver !

3° Partie : FIN DE LA TRAVERSEE : ARRIVEE A CORRENCON

Je décris aussi cet étape dans le sens Sud-Nord (à l'inverse de mon trajet !), pour respecter la cohérence de la compilation, du coup je vais vous présenter deux itinéraires possibles, dont un hors balisage. (j'espère que avec ces descriptions à l'envers je vais pas vous donner le tournis !) Ce tour a été fait facilement à pieds mi- avril 2014 :

J'ai dormi dans la minuscule cabane de Tiolache (que 2 places !) bien cachée à l’écart du GR pour avoir une paix royale : b2ap3_thumbnail_RIMG0056_20150419-092804_1.JPG

je me suis levé tôt pour avoir le temps d’écouter la parade des coqs de bruyère au jour levant (mais sans les déranger, leurs parades étant essentielles à leur reproduction !): b2ap3_thumbnail_RIMG0075_20150419-094959_1.JPG

Je rejoints vite l’itinéraire venant de la Jasse du Play (qui est l'étape logique sur la traversée), peu avant le haut de Tiolache avec sa ruine, dans des prés -bois typiques des hauts plateaux. b2ap3_thumbnail_RIMG0076.JPG

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Avant de m'engager dans le vallon je profite de la vue sur les crêtes Est avec une petite pause ... b2ap3_thumbnail_RIMG0071.JPG

Delà on s’engage dans le pittoresque vallon dit « canyon des Erges »  qui longe le chaos rocheux des lapiaz du Purgatoire et est bordé de rochers formant ce que l'on appelle des "rancs" par ici (dire "ranques"). b2ap3_thumbnail_RIMG0045.JPG

On descend sans difficultés particulières pour arriver à une clairière, puis à une deuxième (où il y avait un refuge qui a brulé il y a longtemps : s’il est encore marqué sur votre carte ne comptez pas sur lui !) et enfin dans la grande prairie de Darbounouse (la cabane du berger est privée) où on peut faire une halte avec vue sur la suite des crêtes est. Nota : plus de neige dans la prairie mi-avril alors qu’il y en avait pas mal en forêt avant et après ... b2ap3_thumbnail_RIMG0035_20150419-093307_1.JPG

Juste au-dessus de la cabane du berger (fermée) on prend à l’Est et on repart dans la forêt par un sentier évident à suivre, mais tout en montées et redescentes, et on arrive finalement dans la petite clairière de Carette avec sa sympathique cabane, qui était déjà enneigée quand j'y suis passé une fois précédente en novembre (ici sur la photo) ! 

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Nota : si on décide de dormir là, qu’il est tôt, et qu’on a encore la fritte, on peut grimper au Grand Pot d’où on domine le Purgatoire et Darbounouse au loin. 

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Dans l’élan on peut monter au Pas Ernadant, s’il n’y a pas trop de neige, pour avoir la vue sur les « Grandes Alpes » en face. Si vous avez de la chance comme moi, vous pourrez croiser le seigneur de ces lieux ! b2ap3_thumbnail_RIMG0141.JPG

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Ensuite de Carrette à Corrençon c’est facile, car, le plus souvent, le chemin est complètement damé …

À titre de variante : je vous donne mon vrai retour : à partir de Darbounouse : laissez à l’Est le GR vers Carette et prenez,hors balisage, au Nord en direction de la Coinchette (attention il y a deux vallons vers le nord : prendre celui de droite). On parcourt une jolie succession de prés et de bosquets :

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Rapidement on débouche sur une piste de fond que l’on suit sur la droite, un petit moment seulement, pour arriver à la vaste clairière de la Coinchette. Elle était déjà fleurie à la mi-avril 2014 : jonquilles et érythroniums ! (rares et strictement protégés !!!) ... pour changer des crocus et des hellébores croisés un peu partout de-ci de-là sur les plaques déneigées … (en particulier à Tiolache).b2ap3_thumbnail_RIMG0020_20150419-091338_1.JPG

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On continue vers le Nord sur la piste de fond, ça grimpe raide mais pas longtemps, puis, au milieu de la montée, on prend sur la droite le chemin du Collet de la Coinchette (balisé jaune et vert). Du collet on descend un peu raide sur la prairie de grotte Barnier (la grotte est perchée plus haut et cache une petite réserve d’eau "secrète" au fond).

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Ensuite on reprend vers le nord et on retrouve ,au 45° parallèle, le GR qui nous ramène en une petite heure à Corrençon … 

4° TOUR : BOUCLE DEPUIS LE VALLON DE COMBEAU 

Il s’agit cette fois de vous donner un aperçu sur l’extrême sud des hauts plateaux et, en prime, de vous faire découvrir l’aspect de ce territoire une fois la neige partie et les fleurs venues. En effet ce tour, fait début mai, a débuté dans une explosion de fleurs (une bonne douzaine en quelques pas !).

1° JOUR : 

Le premier jour je suis allé à la cabane des Chaumailloux. La marche a débuté dans un vrai jardin : je vais vous mettre un maximum de photos pour les amateurs de botanique en commençant par la fleur la plus banale : le coucou (Primula officinalis pour les intimes) : b2ap3_thumbnail_RIMG0001.JPG

Puis une des plus rares : la tulipe, symbole du parc : b2ap3_thumbnail_RIMG0179.JPG

 Puis deux classiques de la flore alpine : les gentianes petites et grandes :  b2ap3_thumbnail_RIMG0008_20150603-141817_1.JPG

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 Autre plante typique : l’orchis sureau (ne pas être surpris de voir associés les jaunes et les violettes : ce sont deux formes de la même espèce, comme il y a des blonds et des noirauds chez les hommes ! ) : b2ap3_thumbnail_RIMG0011_20150603-141836_1.JPG

 Autres classiques des alpages : les pensées (violettes ou jaunes : là je il me semble c’est aussi une seule espèce, mais je n'en suis pas sûr car le genre est complexe et ma science botanique a encore des limites !). Je vous mets la variante la plus courante ... Fb2ap3_thumbnail_RIMG0056_20150603-142124_1.JPG

 Autre habituée des alpages calcaire : la gagée, discrète elle passe facilement inaperçue ! b2ap3_thumbnail_RIMG0073.JPG

Une plante typique de la neige récemment partie : l'élégante soldanelle, avec son compagnon le crocus (lui aussi hésite souvent entre deux couleurs : le violet et le blanc!)  b2ap3_thumbnail_RIMG0043_20150603-142033_1.JPG

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Un amateur des petits ruisseaux clairs : l’éclatant populage : b2ap3_thumbnail_RIMG0003_20150603-145243_1.JPG

Une plante plutôt forestière elle : la scille (là elle était sous des hêtres) : b2ap3_thumbnail_RIMG0021_20150603-141852_1.JPG

La très banale, mais spectaculaire en plate bande, jonquille: b2ap3_thumbnail_RIMG0060.JPG

Les classiques, mais rares par ici, les anémones / pulsatiles ( là les 2 couleurs signent 2 espèces) : b2ap3_thumbnail_RIMG0104_20150603-142329_1.JPG

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Une discrète à observer de près pour bien l’apprécier : une euphorbe b2ap3_thumbnail_RIMG0027.JPG

Un autre discret et pourtant très odorant : le bois joli ( aux jolies baies rouges en fin d'été : attention elle sont toxiques ! De toute manière la plante est protégée):

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Une plante très banale : un petit bouton d’or (nom non garanti sur le plan scientifique !), mais vu qu’il y en a ici des millions (ou des milliards ?) ils forment un tableau très spectaculaire. Plus haut une autre espèce blanche prendra le relais pour simuler des flocons de neige fraiche  sur l’herbe verte : b2ap3_thumbnail_RIMG0033.JPG

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Donc, l’œil attiré par toutes ces splendeurs, je remonte le vallon sous la « montagnette » et arrive à la cabane de l’Essort pour la pause de midi et un café. b2ap3_thumbnail_RIMG0024_20150612-144418_1.JPGFb2ap3_thumbnail_RIMG0051_20150612-144907_1.JPG

J’attends un moment une personne avec qui j’avais +/- rendez-vous ici. (Ne voyant personne venir je continuerai seul, sachant qu’on à un rencart «de secours» aux Chaumailloux). Le café dégusté lentement et le sac refait, je pars vers Tête Chevallière (où j’ai un autre rendez-vous avec le 3° larron de cette virée). En passant je déguste la vue sur le Mont Aiguille, monolithe calcaire qui va nous tenir compagnie longtemps, avec dans le fond à Gauche le Grand Veymont que nous gravirons finalement ( ce n'était pas vraiment au programme mais je n'y ais pas résisté !) :  b2ap3_thumbnail_RIMG0068.JPG

Jolies vues, en face, sur les falaises, calcaires aussi, du Dévoluy, encore bien enneigé lui (mais c'est plus haut par là bas) : b2ap3_thumbnail_RIMG0069_20150612-144523_1.JPG

Au passage, en suivant un bon sentier qui me stimule à monter, je croise une première ruine (il y en a pas mal sur les plateaux), puis une source rafraichissante qui coule bien en cette saison :

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Après une petite grimpée, j’atteins le sommet de Tête Chevalière, où m’attend patiemment mon 3° compagnon de balade. Il ne se plaint pas de son attente, car le paysage vaut le coup qu’on s’y attarde : il n’a pas été malheureux! (Avec, dans le fond, le Grand Veymont qui nous tente de plus en plus pour demain).b2ap3_thumbnail_RIMG0098_20150612-144701_1.JPG

Après une nouvelle pause, on a juste à dévaler la pente nord (un peu raide dans un étroit goulet) pour arriver dans un vallon très vert où coulent plusieurs ruisseaux (une exception sur les plateaux !). Ils nous guident vers un sentier qui nous mène à la cabane. On fait le plein d’eau en passant, en prévision du soir et du thé.

À la cabane deux découvertes : nous retrouvons la personne que j’ai loupée à l’Essort (un bon point ça), mais (mauvais point ça !) notre compagnon qui avait laissé sa réserve de vivres à la cabane ne la retrouve plus ! Un groupe qui était avec lui la veille a dû l’emporter ! Malveillance ou erreur ? En tous les cas c'est très rageant ! Heureusement il a quelque grignotis dans son sac et on a de quoi le dépanner, en prime il trouve de la semoule encore comestible qui s’offre à lui sur une étagère … la prochaine fois il planquera ses affaires …

 Ensuite : thé, discutions , petit tour à la rencontre de fiers mâles bouquetins cornus qui passent entre des rochers, repas, contemplation du soleil couchant, puis du ciel constellé d’étoiles, et, finalement, nuit au calme, vu qu’on a la cabane pour nous seuls 

2° JOUR :

Le lendemain : lever tôt pour profiter du lever de soleil sur le Mont Aiguille : b2ap3_thumbnail_RIMG0118.JPG

Dans la foulée, de ce réveil aux aurores, on part tôt pour une longue étape à travers des lapiaz et des alpages parsemés de rochers, dans la foulée on va aller jusqu’au sommet du Grand Veymont, puisque le temps clair nous invite à profiter de la vue de là haut … b2ap3_thumbnail_RIMG0110_20150614-130444_1.JPG Fb2ap3_thumbnail_RIMG0124_20150614-125601_1.JPG On remonte la fameuse plaine de la Queyrie (en croissant son encore plus fameux pin taillé isolé, repaire immanquable). On fait le crochet par la source des Bachassons (qui coule bien elle aussi) refaire le point d’eau, vu que l’on ne s’était pas trop chargés en liquide au départ, comptant sur ce ravitaillement … b2ap3_thumbnail_RIMG0127.JPG
 Arrivé au pas des Chatons on planque l’essentiel de nos affaires à l’écart sous des pins (en comptant sur la garde des marmottes !) et on attaque la montée raide, mais sur un bon sentier en lacet, on va donc déboucher sans trop de mal au sommet. Au passage on est encouragés par une harde de femelles bouquetins (les étagnes) accompagnées de leurs petits de l’an passé (on en comptera 43 petits et grandes !). b2ap3_thumbnail_RIMG0137_20150614-125648_1.JPG

Au passage nous croisons quelques petites fleurs courageuses qui égaillent ce passage particulièrement minéral, dans cet habitat elle adopte une forme typique de coussinet :

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 En haut le panorama est vaste, mais le ciel est assez brumeux : donc mes photos de rendront rien : dommage pour vous ! On fait une longue pause au sommet secondaire nord, car ça défile pas mal au « vrai sommet ». Là où on est on a une paix royale et, ayant du temps grâce à notre départ matinal, on s’attarde, profitant de la vue et du temps doux …

Ensuite on regagne nos affaires et on pique-nique, à l’ombre après notre orgie de soleil sur la cime, toujours en prenant notre temps. On observe le Grand Veymont de profil en s’interrogeant : lion ? bouquetin ? bélier ? Sphinx ? Nos avis étaient partagés : à vous de voir … b2ap3_thumbnail_RIMG0154.JPG Puis on va voir le départ du Pas du Fouillet : les avis sont partagés : moi je ne m’y aventurerais qu’au cas (improbable) où je ne pourrais pas passer ailleurs (et que pour une raison de vie ou de mort !), mon compagnon a bien envie d’aller y faire un tour un jour, tester le passage (raide et étroit sur quelques mètres, mais câblé il est vrai). 

Ensuite on descend le sauvage (mais cool lui !) pas des Chatons, puis on traverse de belles clairières fleuries pour passer à la Grande Cabane (ne pas se laisser entrainer sur un bon sentier qui vire à l'ouest, mais tirer sud à gauche des bâtiments) et on finit par arriver à la cabane de Pré Peyret (où je rejoins l'itinéraire fait en ski en mars).

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Là, dés l’arrivée, classique tour à la source (la fontaine dite « des endettés ») qui coule pas mal elle aussi. Vous trouvez peut-être que je me polarise sur l'eau ? Mais ici les points d'eau sont rares et je m'émerveille toujours de les voir couler. D'ailleurs cette source coule moins que les autres : coulera-t-elle encore en août ?

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Ensuite : traditionnel thé de fin d’étape et, non moins traditionnelles discussions (sur nos itinéraires respectifs, mais aussi les fleurs rencontrées et les rares animaux, surtout des oiseaux) avec les personnes avec qui on va partager la cabane (pas trop nombreuses et sympathiques, donc ça reste cool).

Puis pour moi : repas dans la foulée et coucher tôt avec les poules (sauf qu’il n’y a pas de poules !), vu que je suis un gros dormeur et que la nuit passée a été courte. À propos de poules : hier en fin d’après-midi, il nous a bien semblé entendre chanter des coqs de bruyère à Chaumailloux : cela nous a surpris, car ce n’était pas trop l’heure « traditionnelle » : erreur d’identification ou originalité des coqs locaux ?

Pendant que je rêvassais déjà dans mon duvet, mes compagnons vont s’amuser à faire une « ronde de cairns » : je ne manquerai pas d’aller admirer, le lendemain avant de partir, leur œuvre poétique !  b2ap3_thumbnail_RIMG0163.JPG

 

3° JOUR :

 

Le lendemain, 3° jour, reste à rentrer à Combeau. Notre compagnon (celui qui s’est fait subtiliser ses vivres) nous laisse en route, pour prendre le chemin le plus direct pour avoir le temps de refaire son stock de vivres, vu qu’il va rester encore quelques jours sur les plateaux (il faut dire que seul il va marcher bien plus vite qu’avec nous !). Avec notre compagne, on choisit un chemin plus touristique, et partiellement inconnu pour nous deux : on va passer par le jardin du Roy : la vieille jasse (très ruinée) et la bergerie actuelle. On ne se perd pas en route, vu que c’est assez bien cairné et que je sais encore utiliser une carte et une boussole ! On en profite bien, car il n’y a personne et que c’est sauvage à souhait : b2ap3_thumbnail_RIMG0169.JPGFb2ap3_thumbnail_RIMG0170.JPG

Finalement on retrouve le vallon de Combeau , bien verdoyant lui : b2ap3_thumbnail_RIMG0172.JPG

On a plus qu'à le descendre tranquiloux pour retrouver aux voitures notre compagnon, revenu de ses courses. On a fait un super tour et on va fêter ça autour d’une bière à l’auberge du vallon avec qu’une envie : revenir …

Et vous ça vous a donné envie d’y venir ?

 

 5° TOUR : PETITE BOUCLE SUR LE SUD DU GLANDASSE

 

Il s’agit cette fois de vous donner un aperçu sur l’extrême sud-ouest des hauts plateaux et, en prime, de vous proposer un avant-goût d’été, vu que cette ballade a été faite à la veille du solstice de juin : les edelweiss (en avance ?) en ont été le témoin. Ce tour a bien sa place ici, car, hors période enneigée, le départ ou l’arrivée depuis Châtillon en Diois est un grand classique (là passe d’ailleurs le GR91).

 

1° JOUR 

Total : 5H15 pour 1350m de montée et 250m de descente environ

 

Départ de Châtillon : l’étape est simple dans son principe : grimper juste au-dessus environ 1200m et ceci dans une pente raide pour 4H annoncées. Nous en mettrons 3H30, d’autres peuvent faire mieux, mais de toute manière le chalenge n’est pas d’arriver +/- vite, mais bien d’y arriver pas trop crevés, (avec les sacs alourdis par 2 jours d'autonomie) !

 

La montée se fait dans une forêt dense : avantage : on est à l’ombre et on n’a pas trop chaud, inconvénient : pas trop de vues pour se distraire et se voir monter. Juste une brève aperçues sur Châtillon dans une trouée entre les arbres.
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Du coup je m’intéresse à la végétation : au départ on est sous une pinède aux allures méditerranéenne avec des buis et quelques genets fleuris:

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Ensuite on arrive sous une classique hêtraie de montagne aux arbres de plus en plus buissonnants.

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Pour égayer le tout : on entend « aboyer » un chevreuil, roucouler des tourterelles et coucouter un coucou obstiné …

Au bout de trois bonnes heures on sort, enfin, de la forêt et on aperçoit les rochers qui bordent le plateau, puis le replat herbeux où débouchera notre sentier (au niveau d’un méga-cairn).

On grimpe encore un peu et on trouve le coin idéal pour le pique-nique : un beau replat herbeux au-dessus d’un rocher avec vue sur le relief tourmenté du Diois et des Baronnies (là où les plissements alpins et pyrénéens ont sculpté des vagues rocheuses) avec le roi de Provence qui barre l’horizon dans le fond : le Ventoux (mais le ciel est trop brumeux pour que les photo soient bonnes : dommage pour vous !).

En prime on est juste au niveau de la sente en balcon qui mène à la source de Balme Rousse : on va la voir (en fait c'est un petit réservoir fermé d'où suinte un filet d'eau), c'est surtout le site qui est sympa, niché sous une voute rocheuse, rousse en effet. 

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Les bouquetins, gardiens fréquents du coin ne sont pas là : dommage ! Le réservoir est plein et déborde doucement. On hésite à y prendre de l’eau, car deux promeneurs du coin croisés dans la descente nous on dit avoir été malades en buvant ici (en été en présence des troupeaux il est vrai). Du coup, vu qu’on veut y passer, on décide qu’on ferra le plein à Font Froide … Après la pause on reprend les sacs (le mien est nettement plus lourd que ceux des autres : il va falloir que je m’améliore !). En quelques minutes on débouche sur le plateau et, tout aussi vite, on est aux cabanes.

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L’une est fermée (c’est le repaire des bergers, mais ils ne monteront que dans 12 jours, après la fête de la transhumance à Die, ce qui nous va bien, car nous redoutions un peu de croiser des patous). L’autre est pour nous : elle est plus petite, mais très confortable, nous nous y installons pour boire un café sur le pas de la porte. Après avoir « marqué » nos places en déployant nos duvets on part légers (mais avec plein de bidons vides) en direction du sud pour musarder sur le petit plateau suspendu où on est arrivé. Tout d’abord on cherche un point de vue sur Archiane, on tâtonne et, finalement, le meilleur est le petit bec rocheux qui est juste derrière les cabanes : on voit les hauts plateaux jusqu’au Mont Aiguilles et au Grand Veymont et on  domine, juste à nos pieds, le minuscule hameau Archiane lové dans son fameux cirque …

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On suit la bordure est du plateau en guettant les éventuels passages : personnellement je sais qu’il n’y a là rien de praticable pour moi, mais on voit quelques traces : surement des coins fréquentés par nos amis chamois et bouquetins ! On flâne sur d'aimables pâturages ponctués d''asters et de plantes curieusement perchées sur les rochers, dont un petit genévrier que l'on dirait taillé par un jardinier artiste.

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On arrive vite au bout du plateau, au lieu-dit les Assiers, d’où on a une vue intéressante vers le sud-est, c’est-à-dire sur les crêtes qui marquent la frontière entre le Diois et le Bochaine (que je connais bien … même si j’ai un peu de mal à m’y retrouver en regardant ses sommets « à l’envers » !). On descend dans un petit creux à la recherche de la source de Font Froide : au début il y a de rares cairns, mais on arrive vite sur un bon sentier … qui nous fait pas mal descendre : est-ce le bon ? Au niveau d’un beau gros arbre feuillu isolé, il part à l’horizontale : coup d’œil sur la carte pour se rassurer : oui c’est par là ! D’ailleurs en quelques minutes on est à la source où coule une eau fraiche à plein goulot ! Elle est belle avec ses vieux bachassons moussus. Je bois goulument et on fait le plein : 3L litres par personne, plus ce qu’on a laissé à la cabane : ça devrait aller !

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Reste à revenir et, tout d’abord, à remonter : avec 5L d’eau mon sac me ralentit ! Mais bon, c’est le gage de notre autonomie …

Les deux autres décident de monter à un petit sommet plat plus au sud : le Royou, (surement super pour un pique-nique) pour voir l’extrême bout des plateaux. Perso je remonte directement aux Assiers, voulant me donner le temps de contempler le paysage à loisir pendant leur escapade.

Une fois réunis nous rentrons à la cabane pour le thé, puis, assez vite nous voulons enchainer avec le souper. Mais nous avons une visite ! Sur la crête un quadrupède va et vient : chamois ou chevreuil ? La silhouette exclut l’hypothèse bouquetin, mais les promeneurs du coin nous ont dit avoir vu plein de chevreuils, faute de jumelles  j’hésite : j’ai la notion que le chevreuil est plutôt un animal solitaire (mais celui-là est seul) et je sais qu’il y a en a par là (pour en avoir déjà vus). Nous resterons dans le doute ce soir, mais cette observation nous occupera longtemps et, finalement, nous ne dinerons pas si tôt que ça …

On dine encore dehors, sous le soleil déclinant très lentement en cette avant-veille de la fête de la musique … On avait des velléités de voir les rayons du soleil rosirent les « grandes Alpes », encore enneigées, à l’est ou d’illuminer par contre jour le Ventoux, mais des trainées de nuages masquent les sommets … alors on se couche bien avant la nuit !

 

2° JOUR :

Total : 7H30 pour 600m de montée et 1750m de descente ( !) environ.

 

Lever tôt pour trouver la grisaille… Et plein de quadrupèdes qui gambadent dans la prairie à une centaine de mètres des cabanes et ne semblent pas trop inquiets de nous voir sur le pas de la porte ! Cette fois nous n’hésitons pas longtemps pour identifier une troupe d’une bonne douzaine de chamois. Du coup on petit-déjeune dehors, bien sûr … D’ailleurs il fait gris, mais pas très froid…

 

 Les deux autres ont peur d’être un peu à court d’eau : ils décident de retourner à Balme Rousse prendre 1L et d’y mettre un cachet par sécurité (Font Froide est trop loin). Finalement, vu qu’il ne ferra pas très chaud, cette eau ne sera pas nécessaire et j’aurai même ramené à la voiture un demi-litre de la bonne eau prise la veille à Font Froide…

Pendant leur aller-retour à la source je les attends au cairn les yeux errant sur les « petites », mais pas plates, montagnes du sud …

Une fois réunis, on suit la crête à l’herbe rase pour retrouver plus haut le GR et là surprise : le sol pierreux et tapi d’edelweiss ! Si tôt ! Je suis étonné … Elles ne sont pas très grosses, mais forment de belles touffes blanches par endroits.

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Un peu plus haut ce sont les bouquetins qui gardent le paysage, mais ils s’éclipsent discrètement quand nous nous approchons, en suivant pourtant le GR pour ne pas les effrayer. A ce moment arrive une brume dense qui distille une bruine légère : nous nous équipons contre la pluie … et cela suffira à conjurer le sort ! On entre d’un une forêt clair de pins à crochets et, là, de nombreuses grosses gentianes nous rappellent que le printemps n’est pas si loin (à l’ombre des arbres ou exposés plein nord).

 Comme les crêtes sont dans la brume, nous « économisons » le passage au Dôme du Pié Ferré, mais du coup on a l’impression d’arriver trop vite à la descente ! On continu donc un peu sur le GR pour trouver encore de belles plaques d’edelweiss.

Puis, nous nous décidons à attaquer le retour qui nous réserve une longue descente, une remontée raide et encore une descente. On trouve vite une ligne de cairn qui tire vers le bas à l’ouest, mais on la perd : on hésite : où est le passage ? Sachant qu’il y a des barres rocheuses par là ! Un coup d’œil sur la carte et on comprend qu’on s’est laissés entrainer trop au sud par une trop belle trace de moutons, d’ailleurs un gros cairn nous fait un clin d’œil sur un replat en face : on tire au nord et hop nous voilà sur l’itinéraire ! (Nota : si vous avez de vieilles cartes comme nous la bifurcation entre le GR et la descente est un peu décalée vers l’ouest, enfin me semble-t-il).

Le sentier est bien tracé est on descend tranquillou jusqu’au passage dit « le comptoir à moutons » : en voyant la photo vous comprendrez !

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Delà on doit suivre un sentier étroit en balcon, perché sous la falaise et au-dessus d’une pente raide : depuis en face ça m’impressionne pas mal (mais il m’en faut peu !). Mais une fois dessus ça va tout seul, sauf quelques mètres un peu en dévers à passer « sur l’élan » vers la fin. Il y a pas mal de traces de sabots, mais pas de bouquetins là non plus cette fois. Assez relax, je profite du paysage et j’essaye de repérer la source du Repos : il y a bien un suintement et quelques gouttes, assez pérennes pour entretenir un bouquet de menthe, mais je ne vois pas trop comment y prendre de l’eau …

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On finit par rentrer dans la forêt, toujours à flanc sous un bois agréablement frais, agréablement car dés le début de la descente on a retrouvé le soleil du midi. J'en profite bien car je sens que ça va pas durer cette douceur et je redoute déjà la remontée !

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Enfin on descend franchement  (il faut bien les descendre les 1200m !). On suit longtemps ce sentier, un petit moment dans le flanc d’un vallon au nord de celui où on veut  aller, mais un coup d’œil sur la carte nous rassure ! Tranquillement on arrive sur une piste forestière ensauvagée qui mène à un ruisseau rafraichissant (bien pour une halte, mais nous nous avons mangé un peu avant).

Au passage on admire un tronc que la nature a artistiquement torturé : ma belle-sœur le verrait bien dans son jardin ... mais je refuse de le porter !

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Après le ruisseau ça se corse ! 450m de remontée, au début sur une piste ingrate en plein soleil (il est 13H : ça tape !), puis sur un joli sentier, mais qui attaque méchant, mais heureusement il se calme assez vite en sous-bois. J’ai chaud : raideur de la pente + température estivale  (bien que je sois torse-nu) : je m’arrête donc souvent pour souffler un peu, si possible à l’ombre d’un fayard, car c’est la plus fraiche ! Finalement je débouche au col des Cau avec seulement 5 minutes de retard sur les autres : je me défends encore pas mal !

Ensuite il n’y a « plus qu’à descendre »  (encore 560m !). Oui, mais par où ? Il y a en effet deux chemins : un direct et plus rapide, mais finissant par une longue piste caillouteuse en plein soleil, un plus long, mais en forêt (ou passe le GR). Pour une fois on se la joue classique et on choisit le GR : ça sera un peu plus long que ce que j’imaginais, car avec pas mal de plats au début, mais c’est joli et ça me va bien … Dans le premier replat des trouées dans les arbres nous offrent une vue dégagée sur les rochers du Glandasse et le débouché du sentier où on est passés hier (au niveau de la prairie).

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Cela donne une idée de la grimpée faite la veille : y a pas a dire, à nos âges on est encore des bons ! Surtout avec un sac chargé pour 2 jours …

Ensuite on bascule dans un versant sud qui ménage des vues sur la plaine de Die, avec les vignobles de la fameuse clairette, grande fierté régionale !

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Le sentier semble ne jamais vouloir descendre vraiment ! Finalement il s’y décide et, en quelques lacets, on débouche dans un ruisseau à la sortie d’une clue puis, hop, on entre dans Châtillon, par une ruelle typiquement médiévale, sans même avoir vu le bourg du dessus. Le bourg est sympa avec ses trois principaux bâtiments : la mairie (avec son clocheton), l’église et le temple (et oui on est ici en pays protestant depuis longtemps, cela fait partie de l'identité régionale).

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En prime il y a une belle fontaine qui glougloute à plein pot : je la ferais bien transporter devant les cabanes pour résoudre l’approvisionnement en eau ! (Encore que je vous recommande la visite à Font Froide).

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L’étape a été longue et un peu éprouvante (surtout la dernière remontée!)et la route pour rentrer sera longue elle aussi, avec en premier le passage tortueux du col de Mené : aussi nous ne nous attardons pas … Mais avec une envie : revenir ! Peut être plus tôt au printemps, ou carrément à la Toussaint, mais en venant probablement par le nord, de Chaumailloux ou pré Peyret … histoire de limiter la grimpée ? (Encore que le tour que nous avons fait est vraiment très joli).

Et vous, d'une manière ou d'une autre, à un moment ou à un autre,  venez y faire un tour … mais pas trop nombreux à la fois : la cabane est petite !

6° TOUR = Gare de CLELLES → gare de LUS LA CROIX HAUTE.

 J'ai fait ce mini trek en 3 jours courts (4 à 5H), mais vous pouvez le faire en seulement 2 jours plus sportifs (genre 7 à 8H) si vous couchez à l'Essort ( cabane, source, beau bivouac plat possible) et si vous économisez le passage au refuge de la Tour de Borne (1H de descente puis 1H de remontée) en continuant par les crêtes à partir du Jiboui (GR93).

Nota : je vous décris cette traversée comme si j'avais deux descentes (donc avec le J1 à l'envers) pour être cohérent avec mes description Nord → Sud de la traversée et vous offrir le choix entre deux fins.

1° option : cabane des Chaumailloux → gare de Clelles : grosso-modo 4H pour 900m de descentes et 150M de remontée si vous passez par Trésanne pour éviter un maximum le goudron, même si c'est un peu plus long …

De la cabane des Chaumailloux (très bel endroit pour y passer la nuit, dedans ou dehors. Il y a 2 sources : c'est bien rare qu'il n'y ait pas d'eau) on s'engage dans le pas de l'Aiguille, raide mais sur un bon sentier où passent ânes, mulets et chevaux. Profitez d'un dernier coup d’œil sur le Mont Aiguille vu d'en haut :

 On arrive vite sur une piste carrossable pierreuse que l'on suit jusqu'à la Richardière (hôtel, resto, bar). La 2 options : continuez en partie sur la route tout droit à travers une campagne débonnaire (option chemin possible au début, mais ça fini sur 2 km de goudron), ou, plus long mais plus sauvage : remontez un peu sur la gauche pour passer à Trésane : joli chapelle au toit de chaume refait (en attente de vitraux !) et eau à la fontaine:

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 Delà un bon chemin vous conduit dans un vallon où il faut traverser un ruisseau : n'étant pas arrivé au niveau d'un pont j'ai traversé à gué pieds nus : le problème n'est pas la trempette, mais de retrouver le chemin en face qui remonte ! (Il est peut être possible de trouver à la fois un pont et un chemin dans ce sens : à vérifier …) donc bien étudier la carte... On remonte raide, mais pas longtemps, et, après un dernier coup d’œil sur le Mont Aiguille (plutôt dans un profil « molaire » vu d'ici), un chemin champêtre vous amène à la gare : vous voilà arrivés !

 2° option : Cabane des Chaumailloux → gare de Lus la Croix Haute

 2 possibilités : allez dormir à l'Essort et finir en une grosse journée (7 à 8H) ou dormir au refuge de la Tour de Borne pour 2 petites étapes (5H + 4H). Pour les super-sportif peu chargés : possibilité de faire Chaumailloux→ Lus par le haut dans la journée (10H?), mais attention pas d'eau entre l'Essort et le 1° hameau de Lus

Aller au Refuge de la Tour de Borne : grosso-modo 5H pour 400m de montées.

 Partir vers le sud dans une montée raide mais courte (cairns de loin en loin), passage à la bergerie de Chamousset (réservée aux bergers, patous possibles, fermée l'hiver), puis descente sur la cabane de l'Essort (source à l'écart au nord-est). Gagner, sans descendre, ni vraiment monter, la crête toujours plein sud : on finit par trouver un bon sentier non balisé ni cairné qui amène au col de Menée, avec des vues d'abord sur le vallon de Combeau puis sur les « petites » montagnes du Diois : petites mais chaotiques !

 Au passage j'ai croisé des fleurs d'été : lis martagon et de St Bruno, asters :




Au col de Menée on peut poursuivre par la crête (bonne grimpée raide de 450m et risque d'arriver dans le troupeau sans trop pouvoir le contourner), ou plus simple : descendre sur la route où on retrouve le GR93 qui vous guide sur une piste pierreuse qui débouche dans l'alpage de Jiboui.

Là 2 options : suivre la crête par le GR (si on veut finir dans la journée) ou descendre sur le sympathique refuge de la Tour.

Aller directe par le GR93, donc par en haut : non décrite ici (car non faite)

Aller par le refuge de la Tour : description ci-dessous :

De l'alpage on descend en une demi-heure, dans une belle pinède, au refuge : gardé en été (se renseigner) et petite cabane d'hiver toujours ouverte, sauf début juillet quand le berger est là, refuge avec restauration de la mi-juillet à la fin août, bonne eau abondante.

http://latourdeborne.over-blog.com/

Aller à Lus la Croix Haute depuis le refuge de la Tour : grosso-modo 4H pour 400m de montées (en 2 fois 200m, donc pas violentes).

 Étape très différente de la veille, car essentiellement forestière et campagnarde, avec un court passage dans le bas d'un alpage quand même … On commence par une jolie descente, dans des prés, et il est conseillé de poursuivre 5 minutes jusqu'aux curiosités du coin : « les sucettes de Bornes »

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 Après la visite on revient un peu sur ses pas et on attaque la 1° montée sur un beau sentier forestier : c'est agréable, d'autant plus que j'ai été accompagné par les chants des oiseaux qui s'en donnaient à qui mieux-mieux … Assez vite on débouche à un col qui ménage sur le Diois le même genre de vue que la veille.

 Puis on débouche dans un alpage qui offre une image « à la Samivel » : pâturage en pente douce, chalet de berger perché à mi-pente sous de fiers rochers, dans le fond un col largement ouvert aux pèlerins (ou plutôt gérèristes!). Mais en plus, signe qu'on a un pied dans le midi : des genets, agréablement fleuris en été pour notre plaisir ...

 On traverse le bas de l'alpage où et j'ai croisé des œillets odorant (l'odeur ne rend pas sur la photo !), plus bas dans la forêt ça sera des orchis.

 Une trouée dans les arbres ménage une vue lointaine puis, en descente rapide, on arrive dans le petit hameau de Grimone avec ses vieilles maisons restaurées.

 Ensuite vient la dernière remontée : elle se fait presque entièrement à l'ombre, surtout des frênes, sur un vieux chemin entre des prés, donc c'est cool ...

 On débouche dans un même mouvement sur la route et au col où on retrouve le GR93 que l'on va suivre jusqu'au bout. Un coup d’œil aux vaches placides en face, une gorgée d'eau et on quitte vite le goudron et la circulation (relative !) pour m'engager dans une jolie descente sauvage, en partie accompagné par les clapotis d'un ruisseau. Ensuite on se « tape » 1/2H de piste, mais on va vite retrouver des vieux chemin ± herbus, alors ça va... Arrivé au premier hameau on débouche dans un vaste bassin campagnard entouré de sommets ± hauts (bien connu de moi : voir mon blog de fana du coin !).

Arrivé à Lus on peut sauter dans un train (5 à 6 par jours), où s'attarder pour un séjour réparateur (campings, hôtels, gîte d'étape, restaurant, épicerie, boucherie, boulangerie).

Au total ça fait une jolie et agréable manière de quitter les hauts plateaux …

 Blog sur Lus et le haut Bochaine : http://www.rando-trekking.com/carnets-randonnees/entry/923-le-bochaine-en-tous-ses-%C3%A9tats

 

7° TOUR : EXPLORATION D'UNE ZONE OU ON SE PERD FACILEMENT ...

Je vous mets un lien vers mes exploration du Purgatoire : non pas que je vous conseille d'y aller car on s'y perd facilement : vieux balisages à demi effacés et léger, la moitié des sentiers non marqués sur la carte et longs passages sans sentier sur les lapiaz !

Personnellement en trois explorations je me suis retrouvé deux fois en dehors du balisage sans sentier à naviguer à la boussole, au soleil, à la pente et +/- à vue !!!!

Alors pourquoi en parler ? Par ce que c'est sauvage à souhait et qu'il peut être plaisant de découvrir la zone sur les photos ! Après tout j'aime bien regarder des photos de la lune alors que je sais que jamais j'y mettrai les pieds !!!!

http://www.rando-trekking.com/forums/8-infos-randonnee-alpes-sud-est/51314-vercors-les-joies-de-se-perdre-ou-pas-dans-le-purgatoire

 

 

III ) TRAVERSÉE EST / OUEST PAR LES HAUTS PLATEAUX SUD PUIS PAR LES CRÊTES SUD = hors GR puis GR93

Partie en attente de la réalisation d'une nouvelle édition de cette traversée pour y cueillir des photos ....

 

4°) LES AUTRES BLOGS D'OLIVIER-GRENOBLE :

a) Turquie : RANDONNEES EN LYCIE ( = en bord de mer) :

http://www.rando-trekking.com/carnets-randonnees/entry/650-turquie-randonnée-en-lycie

b) Alpes du Nord : RANDONNEES DANS LES BAUGES ET EN CHARTREUSE :

http://www.rando-trekking.com/infos-actu-evenements/entry/1169-bauges-chartreuse-traversees-integrales-en-randonnees

c) Alpes du Sud : RANDONNEES DANS LA VALLE DU HAUT BUËCH :

http://www.rando-trekking.com/carnets-randonnees/entry/923-le-bochaine-en-tous-ses-états

d) Alpes du Sud : BARONNIES ET DIOIS : RANDONNEES DE DECOUVERTES :

=> En préparation

e) Italie : PIEMONT OCCITAN : Tourisme et randonnées :

http://www.rando-trekking.com/infos-actu-evenements/entry/1272-italie-randonn%C3%A9es-dans-le-pi%C3%A9mont-occitan

 

 

 

 

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Commentaires

jean claude le dimanche 26 octobre 2014 19:52

Salut Olivier,
Très belle rando dans le Vercors que je connais peu dans cette partie que tu as effectué. Je pense que l'automne est une saison bien appropriée pour ce massif avec ses forêts et ses paysages verdoyants qui changent de couleurs, et les photos sont très belles.
Jean-Claude.

Salut Olivier, Très belle rando dans le Vercors que je connais peu dans cette partie que tu as effectué. Je pense que l'automne est une saison bien appropriée pour ce massif avec ses forêts et ses paysages verdoyants qui changent de couleurs, et les photos sont très belles. Jean-Claude.
Ma Yake le lundi 3 novembre 2014 09:08

Bonjour, c'est un des CR comme je les aime, qui sort du simple album de foto. Et c'est du boulot. Je n'ai pas encore tout lu, mais je me suis déjà régalé.

Bonjour, c'est un des CR comme je les aime, qui sort du simple album de foto. Et c'est du boulot. Je n'ai pas encore tout lu, mais je me suis déjà régalé. :p
Galinette le samedi 30 mai 2015 07:27

Merci Olivier,

on a été alléché par ces belles photos. Nous partons lundi!!!! merci

Merci Olivier, on a été alléché par ces belles photos. Nous partons lundi!!!! merci
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